Syndic bénévole : mode d'emploi

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De plus en plus de copropriétés confient la gestion de leur immeuble à un syndic bénévole. Plus économique qu'un syndic professionnel, cette solution permet aux copropriétaires de bénéficier d'une gestion plus réactive de leur copropriété. A condition de trouver le bon candidat.

Gérer sa copropriété soi-même ! C'est le quotidien des copropriétés qui élisent un syndic bénévole et non un syndic professionnel. Ils sont plus de 50.000 dans ce cas dans l'Hexagone, un chiffre qui devrait augmenter les prochaines années comme le rappelle Albin Philipps, coach pour les syndics bénévoles à l'Arc, une association qui conseille les responsables de copropriété : « les petites copropriétés qui comptent moins de 30 lots optent pour le syndic bénévole pour réaliser des économies car les charges augmentent de plus en plus comme les honoraires des syndics professionnels. L'économie peut atteindre 20% ». Mais la recherche d'économies n'est pas leur seule motivation ! Les copropriétaires souhaitent une gestion de leur copropriété plus réactive de la part du syndic. Ce qui n'est pas toujours le cas avec des syndics professionnels.

Un syndic bénévole investi dans sa mission

Si le syndic bénévole est une formule plus avantageuse que celle d'un syndic professionnel, encore faut-il trouver le bon candidat ! Le profil idéal ? « Le copropriétaire doit être impliqué, posséder les capacités intellectuelles nécessaires et consacrer du temps car il devra se former régulièrement, les législations évoluant », conseille Albin Philipps.

Avant de se présenter en tant que syndic bénévole, le futur copropriétaire doit acquérir une culture de la copropriété. Sa présence aux assemblées générales et sa participation au conseil syndical sont autant d'étapes incontournables. « C'est indispensable car il doit bien connaître sa copropriété, ses problèmes. Il doit être aussi capable d'expliquer le budget aux copropriétaires lors de l'assemblée générale. »

Formation conseillée pour le syndic bénévole

Complexe, la gestion d'une copropriété peut nécessiter une formation spécifique pour se familiariser avec les appels d'offres, la comptabilité, la gestion des impayés qui deviendront le lot quotidien du syndic bénévole. Responsable de la gestion de la copropriété, le syndic bénévole doit souscrire une assurance civile professionnelle (RCP). « Nous lui conseillons également une protection juridique qui permettra de payer les frais d'avocat occasionnés par un procès que lui intenteraient des fournisseurs en cas d'impayés », conseille Albin Philipps.

  • Le syndic bénévole doit être élu par l'assemblée générale des copropriétaires.
  • Un compte bancaire séparé doit être ouvert au nom du syndicat des copropriétaires.
  • Le syndic bénévole doit avoir un contrat d'une durée d'un an renouvelable. Une période suffisante pour évaluer ses capacités à gérer la copropriété.

Pour aller plus loin...

Assemblée générale de la copropriété. Préparer l'assemblée générale de la copropriété, contrat de syndic, contrôle des comptes, budget prévisionnel.