La rénovation énergétique est-elle rentable ?

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Journaliste chez PAP.fr

La rénovation thermique des bâtiments est l’un des grands chantiers des années à venir. L’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais est-ce réellement rentable ?

© urbazon/Getty Images

La rénovation thermique des logements, maisons ou appartements, est devenue une grande cause nationale. L’objectif est de limiter les émissions gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique et surtout d’alléger les factures énergétiques de chauffage. Mais nombre de propriétaires, occupant ou bailleurs, hésitent à se lancer dans les travaux aux vues des sommes à engager. Mais si le déboursé st souvent important et le retour sur investissement pas immédiat, le confort lui va s’améliorer instantanément. Et les factures d’énergie vont baisser…

Pourquoi rénover ?

Pour évaluer la rentabilité d’une isolation thermique, il faut d’abord comprendre son utilité. Le principal objectif pour un particulier est de réduire au maximum les déperditions thermiques. Plus précisément cela évite à la chaleur de s’échapper par les murs, les fenêtres ou la toiture. Le principal avantage est de réduire ses factures de chauffage.  Pour les bailleurs, à compter de 2025, un niveau de performance énergétique minimal deviendra un critère de décence, donc un impératif pour qu’un logement soit loué vide ou meublé à usage de résidence principale du locataire. Ce niveau de performance minimal sera progressivement rehaussé.

Par où commencer ?

D’après les derniers résultats de l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE), les rénovations énergétiques réduisent de manière significative la consommation d’énergie conventionnelle des logements. Mais attention tous les travaux n’ont pas le même impact.  D’après l’ONRE le remplacement de systèmes de chauffage et d’eau chaude sanitaire génère 57 % des gains énergétiques. L’isolation des murs, toits ou planchers en représentent 39 %, tandis que les remplacements de fenêtres, volets et portes et l’installation de ventilation n’ont qu’un impact marginal (un peu plus de 4 %).

Changer de classe énergétique

Si l'objectif est de passer du statut de « passoire thermique » (classe F ou G sur le diagnostic de performance énergétique) à la classe C (A étant la meilleure), les travaux à engager seront évidemment lourds et coûteux. Un saut de classe représente environ 15 000 €. Quitter le statut de passoire thermique engendrera donc des dépenses comprises entre 30 000 € et 40 000 €. Remplacer des fenêtres simple vitrages par des châssis à double vitrage, troquer la vieille chaudière par un pompe à chaleur et isoler la maison de fond en comble à un coût.  Le retour sur investissement est quant à lui compris entre 15 ans et 20 ans

Des économies d’énergie à la clef

La priorité c’est l’isolation ! Plus de 40 % des travaux engagés dans ce type de démarche concernent d’abord l’isolation.  Cet investissement souvent subventionné par le dispositif Maprimrenov’ permet de réaliser de notables économies de chauffage tous les ans. Le retour sur investissement démarre quant à lui dès que la chaudière est allumée !

Quelle rentabilité ?

Reste l’épineuse question de la rentabilité de ces travaux. Un logement classé G consomme a minima 450 kW/m2/an tandis qu’un logement classé C n’en consomme que 250kW.m2/an. L’amortissement commence par là. Et avec le renchérissement durable des énergies (électricité, gaz, fioul) le rythme va s’accélérer dans les prochaines années. Il n’y a pas de secret moins le déboursé sera important plus le retour sur investissement sera rapide ! D’où l’intérêt de connaître toutes les aides disponibles et les cumuler.

Où s’adresser ?

Avant d’entamer des travaux de rénovation énergétique il faut d’abord poser un diagnostic. Lancé en janvier par le gouvernement, France Rénov est un nouveau service d’accompagnement complet des particuliers qui souhaitent améliorer la performance énergétique de leur logement. C’est un guichet unique qui s’adresse à tous les ménages, quels que soient leurs besoins de travaux et leurs revenus. Le guichet regroupe le dispositif Ma Prime Rénov et le programme Habiter mieux sérénité de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), destiné aux propriétaires occupants aux revenus modestes et très modestes. La plate-forme France Rénov propose un outil de simulation, Simul’Aides, qui recense toutes les aides financières disponibles et leurs conditions d’attribution, ainsi qu’un annuaire des artisans qualifiés RGE (reconnu garant de l’environnement). Pour en savoir plus www.France-renov.gouv.fr le 0 808 800 700.


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