Sécheresse : que faire en cas de fissures dans son logement ?

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Vous habitez dans un département touché par la sécheresse ? L'état de catastrophe naturelle a été déclaré ? Si des fissures lézardent les murs de votre maison, prévenez le plus rapidement possible votre assureur.

La sécheresse est un véritable fléau. Cette année, elle a touché de manière précoce une grande partie du territoire français. En mai dernier, 47 départements avaient décrété l'état d'alerte et imposaient aux habitants des mesures de restriction d'eau. Au-delà des conséquences dommageables pour la terre et les récoltes, la sécheresse peut aussi entraîner des dommages pour votre logement.

Des fissures spécifiques

Suite à une période de sécheresse, il n'est pas rare de voir apparaître des fissures sur les murs des bâtiments. Généralement, elles surgissent dans les deux mois suivant le sinistre et se caractérisent par leur forme en escaliers. Elles sont particulièrement visibles sur les parties les plus fragiles du bâti comme les pignons, les fenêtres ou encore les angles.

Ce phénomène survient dans les régions où l'on trouve des sols argileux. Ces derniers ont tendance à s'affaisser en cas de sécheresse. Ils regonflent un peu trop vite quand l'eau est de retour, au risque de fissurer les fondations de la maison. Les dommages peuvent donc être conséquents.

A savoir : la sécheresse est un phénomène qui intervient généralement durant la période estivale (juillet à septembre). Mais des périodes de sécheresse hivernales (janvier à mars) sont également fréquentes.

Une procédure précise

Si vous constatez de telles fissures sur votre maison, il convient d'agir vite. La garantie sécheresse de votre assurance multirisque habitation couvrira les frais de réparation. Mais pour qu'elle soit prise en compte, vous devez vous assurer que votre commune ou secteur a fait l'objet d'un décret ministériel déclarant l'état de catastrophe naturelle.

Si ce n'est pas le cas, faites constater au plus vite le problème auprès de votre mairie. Les services du maire sont les seuls à pouvoir entamer une procédure demandant la reconnaissance du sinistre, dans un délai de dix-huit mois suivant les faits. Il faudra encore vous armer de patience car l'administration donne son accord au minimum six mois après le dépôt de la demande !

Une fois la reconnaissance obtenue, le sinistré ne dispose plus que d'un délai de dix jours ouvrés pour faire sa déclaration auprès de l'assureur. Pour plus de sécurité faites cette déclaration par lettre recommandée.

Des frais élevés

Les dégâts liés à la sécheresse peuvent être assez onéreux. Votre compagnie d'assurance devra dans un premier temps faire réaliser une expertise au sol. Cette dernière est indispensable pour déterminer l'origine de la catastrophe et proposer les solutions adéquates. Les frais de l'étude (qui peuvent grimper jusqu'à 6 000 € selon le terrain) seront pris en charge par votre assurance. Toutefois, en cas de litige, il vous appartiendra d'apporter la preuve de la catastrophe naturelle.

Le montant de l'indemnisation varie en fonction de la nature des dégâts et des travaux nécessaires à la réparation. Dans la plupart des cas, la somme allouée est assez conséquente.

Pour aller plus loin...

Tout savoir pour pour être bien remboursé en cas de catastrophe naturelle.

Certains travaux ne peuvent être réalisés que si vous souscrivez une assurance dommages-ouvrage. Tout savoir sur cette assurance obligatoire.

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