Rénovation : une plate-forme pour lutter contre les escrocs

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18 Février 2020 - Les arnaques à la rénovation énergétique explosent ! L'effet d'aubaine a réveillé les escrocs qui promettent souvent monts et merveilles à des conditions financières mensongères. Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement vient de lancer une plate-forme dédiée. Explications.

Rénovation thermique pour 1 € par-ci, remplacement de chaudière par-là, la transition énergétique aiguise les appétits de pseudo éco-rénovateurs et les litiges explosent. Conscient du problème le gouvernement, via la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), vient d'inaugurer une plate-forme internet qui vise à alerter rapidement les pouvoirs publics d'un problème avec une entreprise du secteur de la construction et de l'immobilier. Le site a été conçu pour signaler et surtout trouver une issue au litige dans les plus brefs délais. Son nom ? www. signal.conso.gouv.fr.

Des litiges en fortes hausse. Dans son dernier numéro l’UFC Que choisir a dénoncé la montée en puissance des arnaques à la rénovation énergétique. Démarchages abusifs et insistants, abus de faiblesse en faisant croire aux particuliers qu'ils peuvent bénéficier de subventions qui n'existent pas ou soumise à conditions de ressources. Les aigrefins surfent sur le marché de l'éco-rénovation.

L'isolation et le chauffage souvent pointés du doigt. Les arnaques à la rénovation énergétique ont augmenté de 20% sur un an, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Selon un récent sondage dévoilé par Effy, acteur majeur de la rénovation énergétique auprès des particuliers, la majorité des litiges portait sur des travaux d'isolation (59%) et de changement de système de chauffage (26%). De plus, 35% des personnes interrogées avouent ne pas avoir su à qui s'adresser pour régler le litige.

Signalement rapide. Un seul site centralise désormais les plaintes. La rapidité et la simplicité d'utilisation ont guidé la réalisation du site. Il suffit de répondre aux questions simples qui sont posées. A chaque réponse une nouvelle fenêtre s'ouvre avec des questions auxquelles il suffit de répondre. Un exposé du problème doit être rédigé et accompagné du nom et l'adresse de l'entreprise qui réalisé les travaux. Une fois validé, la société est alors contactée par la DGCCRF.

Quelles réponses ? L'entreprise incriminée est immédiatement prévenue du signalement. L'artisan qui ne tient pas compte de l'alerte donnée par le consommateur est l'objet d'une surveillance renforcée de la part des services de répression des fraudes avec toutes les conséquences prévisibles. Durant la phase d'expérimentation 77% des signalements ont fait l'objet d'un retour rapide de la part de l'entreprise concernée. Manifestement la peur du gendarme fonctionne encore !