Logement : 7,2 millions de passoires thermiques en France

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Journaliste chez PAP.fr

7,2 millions de logements, classés F ou G, sont considérés comme des passoires thermiques. Ces consommations énergétiques importantes sont plus répandues dans les maisons que les appartements.

Selon l'observatoire national de la rénovation énergétique, l'Hexagone compterait au 1er janvier 2022 7,2 millions de passoires thermiques. Ces logements sont classés F ou G. © Jérôme Augereau

 

A quoi ressemblent les passoires thermiques ? Ce sont plus souvent des maisons que des appartements qui utilisent le fioul comme énergie principale pour leur chauffage. C’est en effet le portrait-robot que dresse l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) de ces biens classés F ou G au DPE. Cet organisme a modélisé les DPE collectés par l’Ademe entre décembre 2021 et mars 2022 pour dresser un état des lieux des logements au 1er janvier 2022. Ces informations sont essentielles pour piloter la politique publique de rénovation de l’habitat. Les constats ?

19 % de passoires thermiques en France. Sur les 30 millions de résidences principales que compte l’Hexagone, 5,2 millions seraient des passoires thermiques consommant plus de 330 kwh/m².an soit 17 % du parc. L’habitat individuel est d’ailleurs plus énergivore que l’appartement : 19,6 % des maisons sont classées F ou G alors que ces mauvais classements concernent 14,5 % des logements collectifs.

Une estimation en hausse. Le nombre de passoires thermiques évalué cette année par l’ONRE est d’ailleurs supérieur à l’estimation effectuée au 1er janvier 2018 (400 000 logements supplémentaires). Les modalités de calcul des DPE ont été en effet modifiées en juillet et octobre 2021. L’étiquette du bien est désormais déterminée selon l’énergie primaire utilisée pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et les émissions de gaz à effet de serre (GES). A noter que c’est la plus mauvaise performance entre l’énergie primaire ou les émissions carbone qui détermine le classement final. La prise en compte des émissions de gaz à effet de serre a pénalisé les énergies fossiles, d’où un nombre plus élevé de logements classés F ou G.

Des logements vacants énergivores. L’ONRE a aussi étudié les DPE des résidences secondaires et des logements vacants. S’ils sont moins nombreux que les résidences principales, ces logements concentrent une part plus importante de passoires énergétiques. C’est le cas pour 32 % des résidences secondaires et 27 % des logements vacants ! Au total : la France compte 7,2 millions de biens classés F ou G soit 19,5 % du parc de logements.

Les logements pénalisés par le fioul. Le fioul est l’énergie la plus utilisée par les passoires thermiques. Plus de quatre logements sur dix (44 %) chauffés par ce dérivé du pétrole sont classés F ou G au DPE, en raison de fortes émissions de gaz à effet de serre générées par ce combustible. Cette énergie est surtout choisie en maison individuelle, notamment en secteur rural dépourvu d’un réseau de gaz. 15 % des habitations dotées d’un chauffage électrique sont quant à elles classées F ou G. Un chiffre qui descend à 13 % pour les résidences principales chauffées au bois ou par un réseau de chaleur. Seuls 12 % des biens équipés d’un chauffage gaz sont en revanche étiquetés F ou G.

Si vous voulez rénover votre maison ou votre appartement qui est classé F ou G, consultez notre dossier en cliquant ici.

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