Immobilier : encore des hausses de prix à Paris et en Île-de-France

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01 Octobre 2020 - Le nombre de ventes de logements anciens en région parisienne n’a pas retrouvé son niveau d’avant le confinement. Ce qui n’empêche pas les prix de monter dans la capitale et plus encore en petite et en grande couronne.

Dans leur dernière note de conjoncture, les notaires du Grand Paris confirment le rebond des transactions entre mai et juillet 2020. Si les ventes ont connu un net sursaut, ce dernier ne sera suffisant pour rattraper le retard enregistré pendant les deux mois de confinement. D’après leurs chiffres, les volumes de ventes restent encore nettement en dessous de ceux de 2019. Ce qui n’empêche pas les prix de monter un peu partout en Île-de-France.

Ventes : baisse de 20 % par rapport à 2019. Malgré les 40.800 logements anciens vendus en 3 mois, de mai à juillet 2020, les volumes de ventes de logements restent encore inférieurs de 20 % à ceux de la même période en 2019. Ils reculent de 18 % pour les appartements et de 24 % pour les maisons, juillet 2020 affichant une très forte baisse par rapport à juillet 2019. L’explication est à aller chercher du côté du calendrier. Les ventes du mois de juillet 2020 correspondent aux avant-contrats signés au plus fort du confinement.

Petite et grande couronne attirent. Paris accuse un repli des ventes plus marqué (- 24 %) que la petite couronne (- 20 %) mais surtout que la grande couronne (- 18 %). Les Franciliens seraient-ils à la recherche de verdure et d’espace ? Les prix seraient-ils trop élevés ? Peut-être. En tout cas, l’analyse des recherches menées par les internautes sur le site PAP.fr durant cette période montre que les urbains veulent plus grand pour moins cher avec davantage de verdure, quitte à s’éloigner du centre de la métropole. Feu de paille ou tendance de fond ? Rendez-vous dans les prochains mois pour vérifier cette tendance dans les promesses de vente analysées par les notaires.

Des citadins en mal de verdure
D’après le site PAP.fr, par rapport à août 2019, les recherches de logements en août 2020 reculent de 5 % à Paris et augmentent de 29 % dans les Hauts-de-Seine, de 32 % dans le Val-de-Marne et de 37 % en Seine-Saint-Denis. En août 2020, les requêtes immobilières concernant le 77, le 78, le 91 et le 95 ont bondit de 83 % par rapport à août 2019. La grande gagnante, c’est la Seine-et-Marne, avec une envolée de 118 % du nombre de recherches !

© DSN-BIEN - Notaires du Grand Paris

Les prix continuent de grimper… Si les volumes ont fléchi, les prix de l'ancien continuent de flamber en Ile-de-France. Manifestement, le confinement n’a pas eu de conséquences sur cet aspect du marché. Au contraire ! D’après les Notaires du Grand Paris, le prix moyen des appartements en juillet s’est établi à 6.598 €/m² (+ 6,8 % en un an), les maisons s'étant négociées à 325.800 € l'unité (+ 4,3 % en un an). Quant à Paris, le mètre carré s’est chiffré à 10.680 € en juillet, en hausse annuelle de 7,5 %. Les notaires notent toutefois un léger ralentissement avec une progression trimestrielle « de seulement » 1,5 % et de 0,8 % après correction des variations saisonnières.

© DSN-BIEN - Notaires du Grand Paris

Paris bientôt à 11.000 €/m2 ? D’après les indicateurs avancés sur les avant-contrats, la hausse des prix resterait rapide pour les appartements et serait désormais généralisée à l’ensemble de la région. Les notaires s’attendent à une augmentation annuelle pour les appartements de 8 % en petite couronne (5 360 €/m2) et de 6,3 % en grande couronne (3.270 €/m2) en novembre 2020. Les maisons augmenteraient de 8,7 % en petite couronne et de 7,9 % dans la grande couronne. A Paris, ils tablent sur un mètre carré à 10.830 € en novembre. A ce rythme, une petite hausse de 1,4 % pourrait le faire basculer au-dessus de la barre des 11 000 €.

Immobilier neuf : vers une pénurie à Paris et en Ile-de-France ?
En région parisienne, la hausse des prix de l’ancien tient notamment à une offre inférieure à la demande. Il ne faudra pas compter sur le neuf pour rétablir l’équilibre. 4.000 nouveaux logements ont été mis sur le marché au deuxième trimestre 2020 selon une enquête de l’Adil 75, un plongeon de 60 % par rapport à la même période de 2019. Même si les ventes, confinement oblige, ont reculé de 47 % sur la période (6.007 réservations), l’offre s’étiole. 28.376 logements neufs sont disponibles à fin juin 2020, en baisse de 28 % sur un an.
Paris, le marché de tous les extrêmes. Dans la capitale, 56 logements neufs ont été mis sur le marché au deuxième trimestre 2020, une chute de 65 % par rapport aux deuxième trimestre 2019. Dans le même temps, 87 réservations ont été enregistrées, soit 2 % de plus sur la période. 514 logements (dont une maison) sont en cours de commercialisation à fin 2020. Le mètre carré moyen s’affiche à 12.914 € (+ 6,6 % sur un an). Moins de 400 ventes devraient être enregistrées cette année à Paris. A comparer à l’ancien, qui devrait frôler les 30.000 transactions. Bref, le marché du neuf reste et restera tendu à Paris.

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