Immobilier du Grand Paris : la capitale stagne

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Journaliste chez PAP.fr

Selon les chiffres des notaires du Grand Paris, la différence s’amplifie entre la capitale et la grande couronne. Si dans Paris les prix restent stables, l’immobilier des départements plus éloignés d’Île-de-France enregistre une tendance à la hausse.

© Franck Paubel

La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur le marché immobilier en Île-de-France ? Selon les chiffres publiés par les notaires du Grand Paris, la réponse est évidente : oui. Même si l’activité reste largement soutenue partout sur le territoire, les prix parisiens stagnent alors qu’ils s’emballent plus on s’éloigne de la capitale. Selon les départements, les notaires ont tout de même observé quelques disparités.

Des volumes de ventes satisfaisants. Entre mars et mai 2021, 40.950 logements anciens ont été vendus. Ce chiffre reste assez proche de celui de 2019 à la même époque (41.250 ventes), ce qui confirme l’attractivité de la région malgré la pandémie. Évidemment ce chiffre progresse de 47 % par rapport à 2020, où l’activité était en berne à cause du premier confinement. Mais surtout, l’activité sur ces trois mois représente une hausse de 20 % par rapport à la moyenne enregistrée à la même période depuis dix ans !

La Grande Couronne gagnante. De toutes les zones d’Île-de-France, la Grande Couronne se distingue par rapport à la capitale et même à la petite couronne. En comparaison avec 2019, elle est la seule à connaître une hausse des ventes (+ 4 %). À Paris, les transactions ont diminué de 4 % et de 5 % en petite couronne.

Des prix fixes à Paris. En mai 2021, le prix moyen des appartements parisiens s’établissait à 10.590 €/m², marquant une stagnation des tarifs depuis mai 2020. Sur les trois derniers mois (entre février et mai 2021), les prix ont même connu une très légère baisse (0,9 %). Mais les spécialistes estiment que les appartements de la capitale pourraient atteindre 10.740 € en septembre 2021.

Des augmentations en Île-de-France. Sur l’ensemble de la région parisienne, les prix dans l’ancien ont augmenté de 3 % depuis un an (mai 2020). Tous les secteurs du marché, en dehors de Paris, sont concernés. En Petite Couronne, les appartements progressent de 4,5 % et les maisons de 5,6 %. En Grande Couronne, les hausses sont plus modestes, mais bien réelles : + 3,6 % pour les appartements et + 4,9 % pour les maisons. En Île-de-France, le prix moyen pour une maison atteint 337.100 € (+ 5,1 %).

Des différences selon les départements. En Petite Couronne, la Seine-Saint-Denis demeure le département le plus accessible avec un prix moyen de 4.000 €/m² en mars 2021. Viennent ensuite : le Val-de-Marne (5 110 €), les Hauts-de-Seine (6 790 €) et Paris avec 10.590 €. En Grande Couronne, le département où l’on peut acheter la maison la moins chère reste la Seine-et-Marne avec un prix moyen de 258 800 €. Suivent après : le Val-d’Oise (324 600 €), l’Essonne (329 000 €) et les Yvelines (429 200 €).

Des perspectives optimistes. Les analyses des avant-contrats permettent aux spécialistes d’affirmer que la hausse des prix devrait s’accélérer dans les mois à venir. Selon les prévisions, en septembre 2021, les appartements en Petite Couronne devraient afficher une hausse de 5,7 % et les maisons de 5,4 %. En Grande Couronne, les hausses prévues atteindraient 6,5 % pour les appartements et 7,7 % pour les maisons. Le marché est en grande partie porté par les Franciliens à la recherche de plus d’espace depuis les confinements successifs. 


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