Immobilier : acheter en couple c’est mieux !

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14 Février 2019 - Acheter un logement à deux : un acte plus engageant que se marier ou se pacser pour 53 % des internautes selon un récent sondage d’un courtier en prêt immobilier.

 

Et si l’achat d’un bien immobilier sacralisait davantage la notion de couple qu’un passage devant Monsieur le Maire ? Si vous faites partie des 36 % de Français (enquête Yougov) qui fêteront l’amour ce jeudi, le récent sondage du courtier Vousfinancer ne peut vous laisser de marbre. Pour 53 % des particuliers interrogés, acheter un bien à deux est en effet plus engageant que se marier ou se pacser.  C’est même majoritairement le moyen avant tout de « se projeter dans l'avenir, de s'engager et de progresser dans la relation ». Si au sein de la rédaction, nos avis sont pour le moins partagés sur la nécessité de grandes effusions ce jour, nous parlons en revanche d’une seule et même voix quand il s’agit d’affirmer que l’achat d’un appartement ou d’une maison est une étape importante dans la vie d’un couple, marié ou non.      

Mieux vaut emprunter à deux. Le fait d’acheter un bien immobilier est souvent un acte qui se fait à deux, dans le cadre de la construction d’une vie de couple, mais également, pour des raisons financières. « A deux, les revenus sont plus élevés (64 % emprunteurs seuls gagnent moins de 2 000 € net par mois, alors que 80 % des couples ont des revenus nets mensuels supérieurs à 2 000 €)... ce qui permet au couple d’avoir une plus grande capacité d’emprunt et donc d’accéder plus facilement à la propriété, quand un seul salaire n’est pas toujours suffisant... », explique Jérôme Robin, président fondateur de Vousfinancer.

Mariés, pacsés ou en union libre. Acheter en couple n’implique pas forcément d’être marié… Il y a même aujourd’hui autant de couples qui achètent sans être marié qu’en ayant officialisé leur union. Attention néanmoins car l’achat d’un bien immobilier conclu sous le sceau de l’indivision, voire via une SCI (Société civile immobilière), sous régime matrimonial ou sous le régime d’un pacte civil de solidarité, Pacs, n’implique évidemment pas les partenaires de la même façon.

Les couples, cible privilégiée des banques. Les couples sont souvent favorisés par rapport à ceux qui achetèrent seuls. Dans le baromètre Vousfinancer des « Chouchous des banques » 12 profils sur les 14 qui ont obtenu les taux les plus bas sont des couples, car leurs revenus dépassent plus facilement les 5.000 € à deux, voire 8.000 € à deux. A Nantes par exemple, un couple de primo-accédants de 35 et 37 ans a obtenu en janvier pour un crédit de 400.000 € un taux de 1,20 % sur 20 ans (à comparer avec le taux moyen sur 20 ans : 1,60 %) avec 8.000 € de revenus à deux et 40.000 € d’apport.

A deux, on retrouve du crédit. Chez Immoprêt, les couples représentent 65 % des emprunteurs. Pour le courtier, l'accès au crédit est réellement plus facile en couple. C'est d'abord une question de garanties et de stabilité financière puisque l’un ou l’autre des deux partenaires peut souscrire un crédit, son conjoint ou compagnon étant automatiquement rattaché à la dette, via une clause de solidarité pour les couples pacsés.  Enfin, lorsqu’il y a deux emprunteurs, le risque de perte d’emploi notamment ne repose pas que sur une seule personne, ce qui sécurise davantage le projet aux yeux des banques… conclut Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

Des conditions d’emprunt inchangées
Les conditions d'emprunt requises par les banques restent immuables. Le taux d'endettement ne doit pas excéder 33 % des revenus, il faut justifier d’un CDI, d’un apport personnel permettant a minima de financer les frais de notaire, de dossier et de garantie et faire montre d’une gestion saine de ses comptes. Jauffrey Ianszen, directeur réseau & développement d'Immoprêt, rappelle néanmoins que « quelle que soit la situation matrimoniale des emprunteurs, des solutions existent pour faciliter la souscription d'un crédit immobilier, et notamment le prêt à taux zéro (PTZ) ou le prêt 1 % logement ».