Logements atypiques : qui les achètent ?

Publié par le

12 Juin 2018 - Péniche, loft, duplex, maison d’architecte… ces biens de caractère séduisent de plus en plus d’acquéreurs. Qui sont-ils ? Et quelles sont leurs motivations ? On fait le point avec l’étude d’Espaces Atypiques.

Et si vous vous lanciez dans l’acquisition d’un logement atypique ? Ces biens immobiliers originaux attirent chaque année de plus en plus d’acquéreurs. C’est ce qui ressort de l’étude menée par Espace Atypique, spécialiste de ce marché.

Des biens de caractère. Quand on parle de logement atypique, on pense tout de suite à des lofts ou des anciens locaux industriels reconvertis. Mais en réalité, même si ces biens sont toujours très recherchés, ils ne représentent que 26% des transactions. Les appartements agrémentés d’une belle terrasse ou redécorés de manière moderne représente 37% du marché. Viennent ensuite les maisons d’architecte (28%) et les duplex ou triplex (8%). Les autres types de biens comme les péniches ou les anciens couvents ferment la marche avec 1%.

Un budget équilibré. Acheter un logement atypique a un coût. Le budget moyen est de 560.000 €. Ce chiffre est deux fois et demi plus important que le prix de la transaction moyenne dans l’immobilier classique (260.000 € pour une maison et entre 190.000 et 230.000 pour un appartement). Même si une grande majorité de biens dépassent les 500.000 € et qu’environ 3% de l’offre dépassent les 2.000.000 €, il est possible de trouver des biens plus abordables. 24% des ventes réalisées en 2017 ne dépassaient pas les 300.000 €.

Espace et localisation. Les biens atypiques proposent généralement des surfaces généreuses. En moyenne, la superficie est de 144 m² soit 50 m² de plus que la moyenne des logements français. Les petites surfaces – de 50 m² – ne représentent que 30% des ventes. Les biens avec espace extérieur (jardin, cour, terrasse) dominent le marché (61%) et sont en hausse. Le garage est moins répandu (41%). Concernant la typologie, en moyenne on trouve beaucoup de deux ou trois chambres. Sans surprise, deux tiers des biens sont situés en centre-ville, mais on constate une augmentation des ventes dans les campagnes (10% contre 6% en 2016).

L’achat coup de cœur. Quelles sont les motivations de ceux qui décident d’acheter un logement atypique ? Il y en a deux qui se dégagent (25% chacune) : ceux qui ont eu un coup de cœur pour ces biens de charme et ceux qui sont à la recherche d’espace supplémentaire. L’envie d’un nouveau projet vient juste derrière (18%). Les changements professionnels (mutation) ou personnels (changement de quartier) sont également assez courants.

Des acquéreurs spécifiques. Tout le monde peut acheter un bien atypique, mais les statistiques permettent de dessiner un profil type. L’acquéreur moyen a 42 ans (avec une cible comprise entre 30 et 50 ans). Il est marié (47%) mais les célibataires représentent tout de même 27% du marché (soit un acheteur sur trois). Ils appartiennent en grande majorité à la catégorie des cadres et des professions intellectuelles supérieures. Concernant la profession, les résultats sont assez hétéroclites même si les hauts revenus sont surreprésentés. Enfin, l’étude met en avant que les acquéreurs de bien atypiques sont orientés vers le beau, le bien-être et le plaisir. Parmi leurs loisirs préférés, on trouve le sport, les voyages, la culture et les sorties.

Pour aller plus loin...