Logement : cinq chiffres clés sur le budget des Français

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11 Janvier 2019 - Combien dépensent les Français chaque mois pour leur logement ? Quel effort cela représente sur leurs revenus ? Combien sont-ils à connaître des difficultés pour payer leurs mensualités ? Découvrez les réponses à toutes ces questions dans le dernier Sofinscope.

Les dépenses des Français en matière de logement repartent à la hausse. C’est le constat dressé par le baromètre Sofinscope spécialisé dans les habitudes de consommation des Français. Nous avons relevé pour vous les cinq chiffres clés de cette étude.

661 € : C’est le montant en euros que les Français dépensent en moyenne chaque mois pour se loger. Un chiffre en hausse de 30 € par rapport à l’an dernier. On notera que ceux qui remboursent un prêt payent 790 € contre seulement 566 € pour les locataires. Evidemment les habitants de la région parisienne déboursent plus que ceux qui résident en région avec un budget de 852 € contre 617 €.

24,3 % : C’est le taux d’effort moyen que représente le logement dans le budget des Français. Il est en hausse de 1,1 point par rapport à 2017. Pour les locataires, ce taux grimpe jusqu’à 38 % qu’ils vivent dans le parc privé ou en HLM. Et pour plus de la moitié d’entre eux, les dépenses liées au logement atteignent même 44 %. Ce sont les personnes issues des catégories populaires qui doivent faire l’effort le plus important (48 %). A contrario, les plus de 65 ans déclarent consacrer en large majorité seulement 5 % de leurs revenus à leur maison ou appartement.

60 % : C’est le nombre de Français qui estiment que les dépenses liées au logement ont un impact direct sur leur capacité d’épargne. 27 % d’entre eux considèrent même ce critère comme très important. Les autres secteurs les plus impactés sont les vacances et l’amélioration du logement (57 %), les loisirs (53 %), et la consommation alimentaire (51 %). L’habillement et la santé arrivent en dernier avec respectivement 47 et 44 % des personnes interrogées.

Un logement plus cher et des Français moins inquiets ?
Alors que les dépenses liées au logement progressent cette année, les Français sont tout de même un peu moins nombreux à considérer que ce taux d’effort est trop important. Ils sont seulement 29 % à le déclarer (en baisse de 10 points). Les locataires restent plus nombreux (43 %) que les propriétaires à souffrir de cette situation. On constate le même phénomène pour les habitants de la région parisienne qui se sentent plus pressurisés qu’en zone rurale.

34 % : C’est le nombre de Français qui avouent avoir des difficultés financières pour faire face à leur loyer ou à leur remboursement d’emprunt. Un chiffre en hausse de 3 points. Les locataires se sentent les plus affectés par le phénomène (47 % dont 15 % sérieusement touchés par le problème). Et les résidents en HLM déclarent à 52 % connaître des difficultés.

3 % : C’est le nombre de Français qui ont décidé de mettre en location leur logement sur des plateformes de location saisonnière type Airbnb afin d’augmenter leurs revenus. Cette solution évoquée pour faire face aux difficultés de remboursement des traites liées au logement reste donc marginale. Même si elle est pratiquée par 6 % des personnes déclarant avoir des difficultés à payer leur loyer. Une large majorité des personnes interrogées (65 %) préfère réduire ses autres dépenses de consommation (alimentation, habillement, loisir). 29 % tentent d’augmenter leurs revenus et 17 % de déménager dans un logement moins onéreux (10 % dans un habitat plus petit) et seulement 5 % envisagent la colocation.

Les trois enseignements sur le logement de cette étude

  • Le budget que les Français consacrent au logement demeure un poste de dépenses important. Et cela impacte beaucoup le pouvoir d’achat des particuliers.
  • Les locataires apparaissent comme globalement plus touchés par les difficultés financières liées au logement. La moitié d’entre eux déclarent être concernés par le phénomène.
  • Peu de solutions sont envisagées pour résoudre le problème, à part de réduire les autres dépenses. La location de son logement sur des plateformes de location saisonnière reste minoritaire même si elle intéresse surtout les personnes ayant le plus de difficultés.