Placement : l’incroyable cote de l’immobilier locatif

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01 Décembre 2017 - Les Français en quête de placement sont davantage ouverts aux risques des valeurs financières et considèrent avec intérêt les réformes engagées par Emmanuel Macron. Pourtant, les deux tiers d’entre eux préfèrent investir leur argent dans l’immobilier de rapport !

Les Français ayant des capacités d’investissement ont-ils confiance dans l’économie ? Comment réagissent-ils face aux réformes d’Emmanuel Macron ? Quels sont leurs stratégies et leurs placements préférés ? Un sondage IFOP pour la banque UFF publié le 20 novembre dernier apporte des réponses chiffrées. Son principal enseignement : 70% de ces Français patrimoniaux, comme les appelle l’UFF, ont une vision positive de l’évolution des marchés financiers, un bond de 23% en un an. « C’est le score le plus important réalisé depuis la création de cet observatoire, en 2009 » commentent les auteurs de l’étude.

Intérêt et vigilance. 59% des sondés estiment que les réformes engagées par le gouvernement impacteront leur décision de placement. Il est vrai que l’heure est à la transformation : en 2018, l’ISF sera remplacé par l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI), les placements financiers sortiront du barème progressif de l’impôt sur le revenu pour être soumis à un prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30%, certaines aides à l’investissement locatif (dispositif Pinel) seront retouchées. Pour autant, les Français patrimoniaux sont loin de l’optimisme béat : « 67% d’entre eux déclarent faire davantage preuve de vigilance dans ce contexte de changement » indique l’étude.

Risques modérés. Le sondage montre un début de changement de mentalité. 50% des Français patrimoniaux sont prêts à prendre plus de risques, une progression de 6% en un an. Mais pas question de partir à l’aventure. Le premier critère pour un placement, c’est son niveau de rendement pour 54% des sondés, devant la disponibilité des fonds (49%), le risque arrivant en troisième position (46%). « Seuls 6% des Français patrimoniaux sont prêts à prendre des risques forts en capital moyennant un rendement élevé » note le sondage. Autres éléments recherchés dans le cadre d’un placement : la régularité de la performance pour 43% des sondés et la simplicité pour 36%.

Objectif patrimoine. Les motivations de l’investissement, elles, ne changent guère d’une année sur l’autre. Pour 48% des personnes interrogées, il s’agit avant tout de se constituer des revenus complémentaires pour la retraite (50% en 2016). 38% veulent assurer l’avenir de leurs enfants (33% en 2016). 35% veulent se doter d’une épargne de précaution pour parer aux éventuels coups durs (33% en 2016). Ces trois stratégies, les plus recherchées, montrent que la prise de risque ne peut être que limitée. Peut-on envisager de perdre son capital lorsqu’il s’agit de construire un patrimoine pour la retraite ?

La pierre en tête. Reste à savoir dans quoi placer son argent. Réponse : 65% des sondés pensent que c’est le bon moment pour investir dans l’immobilier locatif, loin devant les actions, les assurances-vie multi supports, les PEA-PME et autres assurances vie. Et c’est l’ancien qui rassemble la majorité des suffrages (60% d’opinions positives). Viennent ensuite les résidences senior (52%), les résidences étudiantes (51%), le neuf en défiscalisation Pinel (46%), les parts de SCPI (41%), les Etablissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (40%). Avec son rapport risque rentabilité équilibré, l’immobilier de placement garde incontestablement la cote. Une pierre dans le jardin de ceux qui comptent réorienter l’épargne vers les entreprises.

© IFOP/UFF

 

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