Les élections présidentielles ont-elles un impact sur le marché immobilier ?

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20 Octobre 2016 - Chaque élection présidentielle a un impact négatif sur les transactions immobilières. La prochaine fera-t-elle mentir la loi des séries ?

Les élections présidentielles ont souvent eu un impact sur le nombre de transactions immobilières. Les investisseurs craignent par dessus tout l'instabilité fiscale réelle ou supposée. Souvent infondées et fantasmées, leurs craintes les poussent alors à différer leur acquisition. Pour rappel, en 1981, certains voyaient les chars de l'Armée rouge défiler sur la place de Concorde !

A quelques mois de l'élection présidentielle 2017, le Crédit Foncier a cherché à mesurer l'impact de ce scrutin sur le marché immobilier résidentiel. La banque a ainsi analysé les transactions annuelles dans l'immobilier résidentiel ancien à chaque élection présidentielle (1974, 1981, 1988, 1995, 2002, 2007 et 2012).

© Crédit Foncier

Chaque élection fait baisser le nombre de transactions. L'année électorale accuse une baisse moyenne de 3,8% des transactions dans l'ancien. Le Crédit Foncier observe ainsi une hausse de 4,6% des ventes dans l'ancien l'année précédant l'élection présidentielle, une baisse de 3,8% l'année de l'élection présidentielle. Et une reprise de 2,3% l'année suivante. Il n'y a qu'en 2002 qu'aucune baisse n'a été observée.

© Crédit Foncier

Les professionnels de l'immobilier sont inquiets. La banque a interrogé un panel de 400 agents immobiliers, commercialisateurs, lotisseurs, promoteurs, constructeurs de maisons individuelles, gestionnaires de patrimoine… sur l'ensemble du territoire. Pour 53% d'entre eux, les futures élections vont avoir un impact négatif, 32% pensent le contraire tandis que 9% sont optimistes.

2017 risque de faire mentir les statistiques. Dans le contexte électoral actuel, où le résultat prévisible est quasiment certain, la prochaine élection présidentielle n'aura probablement pas ou peu d'impact sur le marché. A la lecture des sondages, la prochaine majorité ne va pas effrayer les acquéreurs (propriétaires occupants ou investisseurs) ; bien au contraire. Les dispositifs d'aide à la pierre ayant été reconduits en 2017, et compte tenu du niveau des taux d'intérêt, historiquement bas, il serait dommage de différer une acquisition sur des rumeurs ou des peurs infondées. D'ailleurs, ne dit-on pas que la peur est mauvaise conseillère ?

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