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La vente en copropriété : la loi Carrez
Dans un souci d'information et de protection de l'acheteur, la superficie de la partie privative d'un bien en copropriété doit être mentionnée dans le compromis de vente puis l'acte notarié, sous peine de sanction. La superficie mentionnée est dite « superficie Loi Carrez ». L'information de l'acheteur prend la forme d'un mesurage appelé métrage « loi Carrez ». Il s'agit d'une manière de mesurer la surface privative habitable. Celle-ci comprend la surface de plancher située sous une hauteur de plafond supérieure ou égale à 1,80 mètre (hors balcons et terrasses) après déduction, notamment, des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d'escalier, gaines, embrasures de portes et de fenêtres. La surface du bien doit impérativement être mentionnée dans le compromis de vente puis dans l'acte authentique de vente (l'acte notarié). Le champ d'application de la loi CarrezLes ventes concernées par la loi CarrezLa loi Carrez ne s'applique que pour les biens en copropriété. En copropriété, sont donc concernés par la loi Carrez :
Les maisons individuelles peuvent, plus rarement, être soumises aux règles de la copropriété ; on parle alors de « copropriété horizontale » (maisons en nouveau village par exemple). Dans cette hypothèse, le métrage loi Carrez doit être annexé au compromis de vente. Les ventes qui ne sont pas concernées par la loi CarrezSont exclus de l'obligation de fournir la superficie loi Carrez :
Qui peut mesurer le bien ?La loi n'oblige pas à recourir aux services d'un professionnel pour le calcul de la surface. Vous pouvez donc vous-même faire le calcul de la superficie du lot mis en vente. Toutefois :
Aussi est-il conseillé de faire établir le métrage par un professionnel (un diagnostiqueur par exemple). En cas de litige ou d'erreur, c'est alors le professionnel, couvert par son assurance professionnelle, qui engage sa responsabilité. Sachez que pour le métrage loi Carrez, vous pouvez faire une demande de devis auprès du service diagnostics du groupe De Particulier à Particulier ou nous contacter au 01 40 02 95 00. L'erreur de surfaceRappelons que la superficie du bien doit figurer dès l'avant-contrat (compromis de vente, promesse unilatérale de vente ou d'achat), puis dans l'acte notarié. La superficie n'est pas indiquéeSi la superficie n'est pas indiquée dans l'acte définitif de vente, hypothèse particulièrement rare en pratique, l'acquéreur peut engager une action en nullité de la vente dans un délai d'un mois à compter de la signature de l'acte de vente. L'acquéreur perd tout recours si la superficie qui faisait défaut dans le compromis de vente est indiquée dans l'acte de vente définitif. La superficie est mentionnée mais est erronéeSi la superficie réelle est inférieure de plus de 5 % à celle exprimée dans l'acte définitif de vente, l'acquéreur peut engager une action en diminution du prix à l'encontre du vendeur. Cette action doit être intentée au plus tard dans un délai d'un an à compter de la signature de l'acte définitif. Si la superficie réelle est inférieure de plus de 5 % à celle exprimée dans le compromis de vente, plusieurs situations peuvent se présenter en pratique :
Si la superficie réelle est supérieure à celle indiquée dans l'acte, le vendeur ne peut réclamer à l'acheteur aucun supplément de prix. La superficie dans l'annonceNous vous conseillons fortement de mentionner dès l'annonce la superficie « loi Carrez ». Cela renseigne efficacement les lecteurs et évite tout litige. En effet :
Si vous ne disposez pas encore d'un métrage « loi Carrez » précis, il est donc conseillé de n'indiquer aucune superficie dans l'annonce.
L. Lamielle © pap.fr
- 6 avr. 2012
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