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La contribution économique territorialeLa taxe professionnelle a été supprimée. Est-ce une bonne nouvelle pour les loueurs en meublé ? Pas si sûr, puisqu'elle a été remplacée par un nouvel impôt : la contribution économique territoriale. Les loueurs en meublé, assujettis jadis à la taxe professionnelle, devront désormais s'acquitter de la contribution économique territoriale. La loi de finances pour 2010 a supprimé la taxe professionnelle pour la remplacer par un nouvel impôt : la contribution économique territoriale (CET). Cet impôt comprend deux éléments :
Champ d'application de la contribution économique territoriale (CET)Les loueurs en meublé (professionnels ou non)Les loueurs en meublé sont par principe redevables de la contribution économique territoriale. En effet, selon l'article 1447 du Code général des impôts, les activités de location ou de sous-location d'immeubles meublés sont réputées exercées à titre professionnel et sont donc assujetties à la CET. Le redevable est la personne qui fournit la prestation d'hébergement, c'est-à-dire le propriétaire ou, en cas de sous-location à un tiers, le preneur du bail. La taxe professionnelle, comme la contribution économique territoriale ne concerne que les loueurs en meublé, et non les loueurs en vide. La jurisprudence est venue préciser que la location d'un immeuble nu ne présente pas le caractère d'une activité professionnelle. Les exonérationsLa loi prévoit un certain nombre de cas dans lesquels le loueur en meublé n'est pas redevable de la contribution économique territoriale. Les exonérations concernent :
Ces cas d'exonération sont ceux qui étaient applicables à la taxe professionnelle. Les contribuables qui bénéficiaient de ces exonérations devraient donc toujours pouvoir s'en prévaloir dans les mêmes conditions. Composition de la contribution économique territorialeLa location de locaux meublés est imposable à la contribution économique territoriale. Cette contribution est composée de deux impôts :
Cotisation foncière des entreprises (CFE)Les textes législatifs qui encadrent la cotisation foncière des entreprises sont, dans une majorité, ceux qui encadraient la taxe professionnelle. Les textes réglementaires n'ont encore été adoptés mais il est probable que ceux-ci se contentent de transposer les solutions applicables à la taxe professionnelle. La cotisation foncière des entreprises est basée sur la valeur locative des biens passibles de la taxe foncière. La valeur locative est multipliée au taux fixé par les collectivités territoriales pour obtenir le montant de la CFE. Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE)La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) est une cotisation distincte qui s'ajoute à la cotisation foncière des entreprises et obéit à un régime propre. La CVAE est due par les personnes qui exercent une activité imposable à la CFE et dont le chiffre d'affaires est supérieur à 152.500 €. Le taux de cotisation est fixé à 1,5 % de la valeur ajoutée. La valeur ajoutée s'entend de la différence entre les loyers et les charges perçus d'un côté et de l'autre, les charges déductibles des revenus issus de la location (à l'exception des impôts, des taxes et des intérêts d'emprunt).
C. Cailloux © pap.fr
- 14 févr. 2012
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