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Quelle rentabilité ?

Faire rimer logement branché et rentabilité, ce n'est pas simple. Dans l'absolu, tout le monde rêverait de pouvoir acheter une bouchée de pain des locaux désaffectés pour les transformer en lofts et les louer à prix d'or. Dans la réalité, l'entreprise est plus compliquée. Et les investisseurs qui sortent gagnants de ce type de placement sont peu nombreux. Car de nombreux pièges les attendent au tournant, surtout s'ils ne sont pas expérimentés.

Un emplacement choisi

Neuf fois sur dix, les lofts se trouvent dans des quartiers en devenir (anciennes friches industrielles...). Ce qui n'est jamais sans risque pour l'investisseur. Evidemment, il existe de nombreux secteurs où les métamorphoses ont été réussies. On pense à l'île de Nantes, au canal de l'Ourcq à Paris, à Lyon Confluence... Mais on n'est jamais à l'abri d'un échec. Que faire si le quartier qui devait devenir branché et attirer des locataires aisés ne le devient jamais ?

Des travaux pharaoniques

Autre difficulté de ce type de placement : les travaux. Pour être habitables, les locaux industriels doivent subir des aménagements considérables. Ce qui soulève des problèmes techniques (aération, ventilation, évacuation des eaux), administratifs (permis de construire, changement d'affectation de locaux industriels en habitation...) et juridiques (droit de passage, droit de vue...). Pour éviter les erreurs, vous aurez besoin de vous faire aider d'un maître d'oeuvre qualifié, d'un architecte (au-delà de 170 m2 de surface habitable) et sûrement d'un avocat. Pour en savoir plus : Travaux : choisir une entreprise pour ses travaux

Un budget à respecter

Pour être rentable, ce type d'investissement doit faire l'objet d'une comptabilité rigoureuse. Sans quoi, le montant des travaux peut très vite s'envoler.

Toutefois, réaliser des travaux peut présenter des avantages pour l'investisseur. Car ils permettent d'acheter un bien moins cher, de créer un déficit foncier imputable sur les loyers, puis sur le revenu global à hauteur de 10 700 euros. Si besoin, le solde du déficit est reportable sur les revenus locatifs des dix années suivantes. Ce qui permet de défiscaliser une bonne partie des loyers.

Pas question de se lancer dans les travaux à l'aveuglette. Demandez toujours plusieurs devis et faites jouer la concurrence. Pour en savoir plus : Comparer des devis A titre indicatif, comptez au moins 400 €/m2 pour refaire les sols, 600 €/m2 pour démolir les cloisons ou poser de nouvelles séparations et 1 000 €/m2 pour des travaux de grande ampleur.

T. Bibas © pap.fr - 29 mai 2010

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