Immobilier de particulier à particulier

Immobilier ancien : Les vrais chiffres*

26 Janvier 2016 - Les indicateurs immobiliers passent au vert. La reprise constatée au printemps dernier se confirme selon la dernière note de conjoncture des notaires de France.

© Bases immobilières des Notaires de France

La dernière note de conjoncture des notaires de France confirme ce que de nombreux observateurs ont constaté depuis le milieu de l'année dernière sur le terrain : la reprise est installée. En novembre 2015, le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois est estimé à 792 000, soit une hausse de 12,5 % sur un an. Un niveau jamais atteint depuis le printemps 2012, selon la chambre notariale. Pour autant, une analyse plus fine des résultats fait apparaître une situation pour le moins contrastée.

Le marché se débloque. Loin de l'effet de saisonnalité invoqué par nombre de professionnels, la reprise amorcée depuis le printemps 2015 ne se dément pas et a bien ramené de la fluidité au sein du marché immobilier. D'importantes disparités subsistent néanmoins par région et par marché, certains étant devenus vendeurs, d'autres acquéreurs. “S'agissant des marchés d'utilisateurs (acquéreurs qui achètent pour se loger), ils se tendent car les stocks se vident” rapporte la note de conjoncture. C'est particulièrement vrai pour les studios et les deux-pièces à Paris intra-muros, comme celui des 2/3 pièces en banlieue parisienne où la négociation est devenue quasiment impossible, mais également dans certaines villes dynamiques de province.

Marché de l'ancien : les 3 points à connaitre
Transactions 
 :
Hausse des ventes  de 12,5% sur un an. Le marché des petites surfaces (studio et 2/3 pièces) reste particulièrement tendu sur Paris et sa proche banlieue.
Ile de France
 :  Les prix des logements anciens se redressent légèrement au troisième trimestre 2015  (+0,8 %, après -0,4 %).
Province : La stabilité est de mise. Les prix des maisons et des appartements ne varient que faiblement  (+0,1 %, après -0,5 %) au troisième trimestre .

Des chiffres encore loin des meilleures années. Si les volumes de vente ont indéniablement augmenté, ces chiffres sont toutefois à relativiser. Et pour cause, on est encore loin des niveaux des meilleures années. En Ile de France, sur une année glissante, le marché se situe encore 10 % à 15 % sous les niveaux de vente les plus élevés des années 1999-2007 et en province les chiffres sont inférieurs de 8 %. Quant aux prix, si la tendance de fond de ces trois derniers mois est à la hausse, elle ne fait qu'effacer les six mois de baisse précédents.

Des prix qui augmentent légèrement mais qui ne compensent pas encore la baisse. Selon l'indice Notaires-Insee, au troisième trimestre 2015, les prix des logements anciens ont légèrement augmenté (+0,3 % par rapport au trimestre précédent). Sur un an, la baisse s'atténue : les prix diminuent de 1,7 % contre 2,7 % le trimestre précédent. Cette baisse est légèrement plus accentuée pour les appartements (-1,8 %) que pour les maisons (-1,6 %).

L'Ile-de-France augmente. Les prix des logements anciens se redressent au troisième trimestre (+0,8 %, après -0,4 %). Sur un an, les prix restent orientés à la baisse, mais le rythme se réduit : -1,2 % par rapport au troisième trimestre 2014, contre -2,5 % au deuxième trimestre. La baisse du prix des appartements (-1,3 %) est un peu plus forte que celle du prix des maisons (-1,1 %).

Stabilité en province. Les prix des logements anciens restent stables au troisième trimestre 2015 : +0,1 %, après -0,5 %. Comme en Île-de-France, la baisse annuelle des prix s'atténue : -1,9 % par rapport au troisième trimestre 2014, contre -2,8 % au deuxième trimestre. En revanche, elle reste plus importante pour les appartements (-2,3 %) que pour les maisons (-1,7 %).

*Seuls, les Notaires détiennent les vrais chiffres puisque les données sont exclusivement basées sur les actes authentiques de vente.


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