Six visites : trois offres, deux au prix. Que dire ?

Publié par le

« Moi aussi je me suis posé des questions avant de me lancer. Moi aussi je me suis demandé si je n’allais pas trop être embêté par les visites. Au contraire, on garde la main sur la vente de son appartement. Quelqu’un qui connaît son bien peut y arriver. C’est ma conviction."

Pouvez-vous me parler de cet appartement que vous venez de vendre dans le XVIIe arrondissement de Paris ?

Je venais d’arriver à Paris quand je l’ai acheté. J’avais de l’argent de côté mais pas non plus un très gros budget. Ne connaissant pas beaucoup la ville, dans mon esprit l’agence était le seul moyen pour trouver un appartement à acheter. Vous constaterez que depuis j’ai appris à connaître la ville et aussi la manière dont les agences fonctionnaient.

L’appartement est situé dans le quartier des Batignolles, au deuxième étage d’un immeuble ancien que nous venons de faire ravaler. C’est un petit deux pièces, avec parquet et cheminée. En 16 ans, je l’ai rénové deux fois et je pense avoir réussi à faire de ces 30 m² un petit cocon.

Pour quelle raison avez-vous pris la décision de le vendre ?

Je voulais un balcon. Ce qui est rare aux Batignolles… J’ai donc pris le parti de trouver cet appartement avant de vendre le mien. J’ai demandé à quelques agences de venir chez moi pour leur parler de ma recherche et leur demander une estimation de mon appartement. J’ai été déçu. Tout ça était très calibré, arithmétique : un prix au mètre carré qu’on multiplie par la surface. Point. Je suis conscient de ses défauts, mais j’avais le sentiment que les évaluations ne tenaient pas compte de ses particularités et des travaux que j’avais réalisés.

Par contre, toutes étaient enthousiastes à l’idée de le vendre ! Elles m’ont très souvent relancé. Mais pour ce qui était de me trouver quelque chose, c’était différent… Rares sont celles qui m’ont appelé pour faire une visite. Et celles qui m’ont montré des appartements n’ont absolument pas tenu compte de mes critères.

Des amis m’ont alors conseillé PAP et j’ai très vite trouvé un appartement sur votre site. Je l’ai visité plusieurs fois et en discutant avec les propriétaires, je me suis rendu compte qu’ils l’avaient mis sur PAP alors même que l’un deux était agent immobilier… C’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille.

C’est là que vous vous êtes dit : pourquoi pas moi ?

Je me suis surtout dit que je n’étais pas plus bête qu’un autre. Et je refusais qu’une agence se fasse du fric sur mon dos alors que, si l’appartement avait cette valeur, c’était aussi grâce à moi.

Vous avez donc déposé votre annonce.

Votre site est bien fait. N’importe qui peut s’en sortir tout seul. Autre chose très positive : un nombre de caractères très important à notre disposition pour décrire l’appartement. J’en ai profité pour rédiger un texte extrêmement précis et complet. J’ai abordé sa situation, sa distribution, l’équipement, le montant des taxes et des charges. De cette façon, les acheteurs obtenaient des réponses à presque toutes leurs questions avant d’appeler. L’annonce a été publiée le samedi. J’ai organisé six visites le dimanche : trois offres, dont deux au prix. Que dire ?

Auriez-vous des conseils à donner à des vendeurs qui se poseraient la question de vendre de particulier à particulier ?

Croire en soi. Moi aussi je me suis posé des questions avant de me lancer. Moi aussi je me suis demandé si je n’allais pas trop être embêté par les visites. Au contraire, on garde la main sur la vente de son appartement. On a les gens au téléphone. On ressent ou non quelque chose avec telle ou telle personne. Quelqu’un qui connaît son bien peut y arriver. C’est ma conviction.

Pour aller plus loin...

« Si on met de côté la question du prix et la folie du marché parisien, j'avais besoin d'être touché. Peu importe comment ou par qui, l'important était d'avoir le sentiment de transmettre. Que ça...

« Je suis commerçante de profession. Vendre ne me pose aucun problème. Sauf que c'était ma maison, avec son histoire, mon vécu. Je ne pensais pas être à même d'en parler de manière détachée. »

« Deux agents se sont déplacés et nous avons été abasourdis de voir à quel point ils sous-estimaient la valeur de notre appartement ! »

Agnès a fait des pieds et des mains pour obtenir cet appartement. A l'époque les annonces de PAP paraissaient le jeudi, sur papier. Quinze ans après et l'arrivée d'un enfant, elle a déposé son...