Faire des économies : la colocation pour les étudiants

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Les grands appartements sont attractifs. Grâce à la colocation, ils permettent de partager le même toit et le loyer, ce qui diminue sensiblement le coût du logement. Pour le budget serré des étudiants, c'est une solution très adaptée !

Quel contrat proposer ?

Ce sont exactement les mêmes contrats que ceux pour un logement vide ou meublé, avec le choix de proposer le contrat spécial étudiant de neuf mois en meublé. La loi ne prévoit en effet qu'un mini-statut pour la pluralité de locataires ; la colocation ne fait donc à ce jour l'objet que de peu de spécificités (choix possible entre les charges réelles et forfaitaires et possibilité que l'assurance habitation soit souscrite par le propriétaire puis récupérée sur les colocataires).

Le contrat-type de location qu'a mis en place la loi Alur est le même que ce soit une location destinée à une personne ou à des colocataires.

Pour être sûr de télécharger un modèle-type à jour des dispositions de la loi Alur aussi bien pour une location meublée qu'une location, téléchargez le bail de PAP.

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Quelles différences avec les contrats consentis à un seul locataire ?

En début de contrat, à la rubrique « le preneur » ou « le locataire », on indique les noms de chacun des étudiants locataires. Ils vont ainsi devenir colocataires d'un seul et même logement, en vertu d'un même contrat. Chacun d'eux devra le signer.

Qui paie le loyer ?

En colocation, c'est une question délicate et importante, qui découle directement du contrat de location. Dans le contrat qui regroupe l'ensemble des locataires, on prévoit systématiquement d'inscrire une clause de solidarité et d'indivisibilité.

Intérêt de la clause de solidarité et d'indivisibilité. Cette clause rend chacun des locataires responsable du paiement du loyer, lui-même indivisible. Chacun s'engage donc pour le loyer global vis-à-vis du propriétaire, et non pas seulement à hauteur de sa quote-part. En d'autres termes, en cas d'impayé, le propriétaire peut réclamer à n'importe lequel des locataires le paiement de l'intégralité du loyer et des charges.

Un locataire peut-il partir individuellement en colocation ?

Un colocataire qui souhaite quitter le logement est libre de le faire. Il doit adresser au propriétaire son congé en courrier recommandé avec accusé de réception en respectant le délai de préavis habituel (trois mois en principe en location vide sauf exception, par exemple si le logement est situé en zone tendue, et un mois en location meublée). S'il quitte le logement sans effectuer cette formalité, il reste tenu au paiement des loyers.

La solidarité du colocataire sortant perdure six mois après la fin de son congé donné en bonne due et forme, sauf s'il est remplacé avant par un nouveau colocataire entre temps. Il peut donc être sollicité pour le paiement du loyer par le propriétaire alors qu'il est parti, si jamais le ou les locataire(s) resté(s) en place ne pai(en)t pas l'intégralité du loyer.

Pour aller plus loin...

La loi Alur en créant un article 8-1 dans la loi du 6 juillet 1989 donne un statut à part entière à la colocation. Qu'est-ce qu'une colocation ? Comment cela s'organise-t-il ?

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