Témoignage : comment j’ai ouvert cinq Gîtes de France®

Mis à jour par
le 21 avril 2016
Journaliste chez PAP.fr
Les gîtes de groupe permettent de générer des revenus suffisants pour un couple. © (Gites de france ®)

Une magnifique vue sur la chaîne des Alpes, la vallée de la Bléone… C’est le panorama dont profitent quotidiennement Charles et Annick Speth, deux Belges qui gèrent cinq Gîtes de France® dans les Alpes-de-Haute-Provence. Une belle aventure commencée il y a déjà une dizaine d’années. Ce couple avait en effet envie de changer de vie et de créer son entreprise. Ils vendent leur maison située dans un quartier chic de Bruxelles et songent à ouvrir un hôtel dans les Ardennes belges avant de renoncer. Et posent finalement leurs valises dans la commune d’Aiglun, située à proximité de Digne, où ils ont le coup de foudre pour un village médiéval, « le Viel Aiglun », tombé en ruines. Ils l’achètent pour y ouvrir des chambres d’hôtes. « La mairie était ouverte à notre projet », raconte Annick Speth dont les logements ont pu bénéficier du raccordement à l’eau et à l’électricité. 

Les époux Speth ont ouvert plusieurs gîtes au Viel Aiglun près de Digne.© (Gites de france ®)

Après de nombreux travaux, cinq chambres d’hôtes et un gîte labellisés Gîtes de France® ouvrent leurs portes en 2002. Ce qui les a bien occupé pendant dix ans, accueillant chez eux de nombreux touristes dont certains sont devenus des amis. Et jouent les ambassadeurs du patrimoine local, leur conseillant les sites à visiter dans la région, les randonnées à faire. « Ouvrir des chambres d’hôtes est une activité très contraignante », analyse cette femme dynamique. « Car il faut toujours être là. Il ne s’écoule pas plus de deux à trois heures entre le départ de vos hôtes le matin et l’arrivée des suivants l’après-midi. »

Transformer des chambres d’hôtes en gîtes de groupes

En 2011, le couple décide de transformer ses chambres d’hôtes en gîte. Deux autres ont été également ouverts à Moustiers et près de Seyne-les-Alpes, des hébergements d’une capacité totale d’une trentaine de personnes. Le couple offre également plusieurs prestations assurées par des professionnels comme des séjours randonnée mariant découverte du patrimoine naturel et artistique. L’hébergement, le pique-nique et le dîner sont fournis par le couple belge. Une stratégie de diversification qui leur permet de vivre de cette activité qui nécessite une implication quotidienne. Entre la gestion des réservations sur les différents sites internet sur lesquels ils sont présents, l’entretien des gîtes, l’accueil des hôtes, les repas, le travail ne manque pas ! « Il faut être très organisé, anticiper et bien se répartir le travail », conseille Annick Speth, mère de trois enfants qui ne regrette pas d’avoir choisi cette voie avec son mari. « C’est un beau projet. Nous touchons à tout. Et nous sommes indépendants. Nous allons là où nous voulons. »


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