Immobilier : vendez plus cher avec un bon DPE

Publié par le

09 Novembre 2018 - Un bon DPE dope la vente de votre logement ! Vous pourrez réaliser une plus-value comprise entre 6 et 14% pour la vente d’une maison et entre 6 et 22% pour un appartement.

Les logements économes en énergie se revendent plus chers que les passoires thermiques ! L’étude réalisée par les notaires depuis 2014 confirme cette tendance. Les professionnels ont en effet analysé l’impact du Diagnostic de performance énergétique (DPE) sur la valeur de cession. Les logements consommant le moins d’énergie étant classés AB (moins de 90 kWh/m²/an) et les plus gourmands FG (plus de 331 kWh/m²/an).

Décote importante pour les maisons

Les maisons affichant une étiquette énergétique AB se sont vendues en 2017 entre 6 et 14% plus cher que celles classées D (151 à 230 kWh/m²/an). Mais l’impact d’une consommation énergétique importante occasionne une moins-value plus élevée qu’une bonne étiquette énergétique. Les habitations individuelles classées FG se vendent en effet 9% jusqu’à 17% moins cher qu’un bien classé D. C’est le cas en Nouvelle Aquitaine. Cette décote est logique car une isolation défectueuse en maison individuelle générera des frais de chauffage élevés qui impacteront fortement la trésorerie de l’occupant. Ce qui est moins le cas en immeuble car les pertes de chaleur seront moins élevées compte tenu de la surface totale de l’appartement et de sa localisation. Ce dernier pouvant être protégé du froid par les logements voisins.

© notaires de france

Baisse atténuée pour les maisons récentes

A noter que la date de construction de la maison influe fortement sur l’amplitude de la décote. Les maisons édifiées entre 1850 et 1913 enregistrent la plus forte baisse de prix soit 18% par rapport à un bien classé D. Alors que cette baisse est limitée à 11% pour les maisons sorties de terre entre 1981 et 1991. Un écart qui s’explique facilement car les premières réglementations thermiques apparues en 1974 se sont traduites par l’isolation des logements contribuant ainsi à une diminution de leur consommation énergétique.

Les appartements valorisés

Contrairement aux maisons, une mauvaise étiquette ne génère pas une moins-value conséquente pour les appartements. Elle atteint en effet au maximum 10% pour un appartement classé FG par rapport à un bien classé D en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et pour certains pôles urbains comme Paris, la décote est même limitée à 3%. Un chiffre qui n’est pas surprenant tant la demande est supérieure à l’offre. L’emplacement supplantant la performance énergétique du bien. L’effet d’une bonne étiquette valorisera en revanche d’avantage le bien lors de sa revente, le différentiel de prix atteignant en effet 22% pour un appartement classé AB en Occitanie par rapport à un appartement classé D !

© notaires de france