Rénovation : et si les maisons faisaient aussi bien que le neuf ?

24 Novembre 2016 - Chauffage, isolation, éclairage, c’est une rénovation tous azimuts d’une maison qui a été réalisée en Belgique. Un concept qui pourrait être reproduit en Europe selon l'initiateur du projet.

Il a fallu sept mois de travaux pour rénover cette maison située en Belgique.

Un logement très économe en énergie, lumineux, un air intérieur de qualité… Il ne s’agit pas d’une construction récemment sortie de terre mais d’une rénovation signée Velux® à Anderlecht dans la banlieue de Bruxelles, en Belgique. Dans le cadre de son projet RenovActive, le spécialiste de la fenêtre de toit s’est en effet associé avec un bailleur social belge, Le Foyer Anderlechtois, pour rénover une maison de 80 m² semi-mitoyenne datant des années 20. 

Une conception reproductible. L’objectif ? Proposer un concept de rénovation qui puisse être reproductible en Europe et accessible financièrement, soit 1.180 € le mètre carré. L’industriel qui a travaillé avec cinq partenaires (Somfy, Saint Gobain, Renson, Grundfos et Wienerberger) a dû respecter la réglementation thermique belge PEB 2014 qui s’applique aux travaux de rénovation. Une rénovation qui s’apparente d’ailleurs plus à une construction tant les critères de performance sont exigeants à l’image de la consommation énergétique du bâtiment ou de l’utilisation des énergies renouvelables. La réglementation thermique belge se rapprochant des textes réglementaires français, la RT 2012, s’appliquant aux bâtiments neufs.

Un logement mieux isolé. Les travaux se sont articulés autour de six axes. L’industriel a tout d’abord renforcé l’isolation de cette vieille maison en réalisant une isolation thermique par l’extérieur. Cette dernière consiste à créer une deuxième enveloppe autour de la construction en plaquant un isolant sur les façades. La pièce située sous le toit a été aménagée en pièce de vie et isolée.

Plus de lumière dans les pièces. Les apports de lumière ont été augmentés dans la maison par l’implantation de fenêtres situées sur le toit ainsi qu’en façade. Certaines fenêtres ont été également élargies, une fenêtre ronde a été implantée au-dessus de la douche. L’objectif étant de diffuser un maximum de lumière naturelle dans les pièces pour améliorer le confort de vie des occupants tout en diminuant les besoins en éclairage artificiel. Avec à la clé des économies sur la facture d’électricité. L’utilisation d’un logiciel spécifique a d’ailleurs permis de définir la meilleure implantation et les dimensions des fenêtres pour obtenir une bonne répartition de la lumière tout au long de la journée.

Un air de meilleure qualité. Vecteurs de lumière, les fenêtres contribuent également à l’amélioration du renouvellement de l’air intérieur. Situées à l’étage et au rez-de-chaussée, les fenêtres dont l’ouverture est automatisée et programmée, favorisent en effet la circulation de l’air par l’effet cheminée. L’été, ce dispositif évacue l’air chaud diminuant ainsi la température intérieure. Des stores extérieurs pare-soleil ont été installés sur les fenêtres. Automatisés, ces stores descendront selon l’ensoleillement pour assurer une température agréable.

Une VMC plus économe en énergie. Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) a été aussi installée. Ce dispositif assurant le renouvellement de l’air ambiant en évacuant l’air intérieur pollué voit son débit augmenter dès qu’une présence humaine est détectée grâce à des capteurs mesurant le taux d’humidité de l’air. Ce dernier augmentant avec la respiration des occupants. Cette modulation du débit permet de diminuer la consommation électrique de la VMC. Le renouvellement de l’air ambiant s’intensifie également si la teneur en CO2 de l’air - preuve de la dégradation de la qualité de l’air - augmente.

Un chauffage performant. Pour assurer le chauffage et la production de l’eau chaude sanitaire, une chaudière gaz à condensation a été choisie. Un plancher chauffant composé de tubes dans lesquels circulent de l’eau a été posé au rez-de-chaussée, des radiateurs ont été installés à l’étage. Des capteurs photovoltaïques d’une surface de 4 m² ont été par ailleurs posés sur un châssis dans le jardin. De quoi couvrir environ un tiers des besoins électriques des occupants.

Des mètres carrés supplémentaires. Dernier volet de cette rénovation d’envergure : l’extension de la maison sur le terrain qui s’est traduite par la création d’une pièce de 15 m² accueillant la cuisine. Agrémentée de fenêtres sur ses deux façades, cette pièce coiffée d’une toiture-terrasse, bénéficie d’une fenêtre de toit plate assurant une bonne luminosité même par temps pluvieux. Une ouverture qui complète l’éclairage du salon jouxtant la cuisine.

Economies d’énergie à la clé. A l’issue de ces travaux qui se sont échelonnés sur sept mois, c’est une maison véritablement métamorphosée qui sera occupée au printemps 2017 pendant deux ans par des locataires, une famille composée de deux adultes et trois enfants. Confortable, lumineuse et agréable à vivre, cette maison sera aussi très économe en énergie, les besoins en chauffage passant de 385 à 19 kW/h/m².an. Pendant deux ans, la consommation énergétique de la maison sera mesurée. L’impact de la conception de la maison sur la vie quotidienne et le bien-être de la famille sera aussi étudié.

Publié par le
Journaliste chez PAP.fr


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