Rénovation énergétique : le gouvernement accélère !

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19 Novembre 2019 - Le gouvernement passe la vitesse supérieure pour développer la rénovation énergétique, soit 500.000 logements par an. Douze régions devraient s’engager dans un plan d’actions pour inciter les particuliers à rénover. « Ma Prim Renov’ » sera accordée en 2020 aux ménages modestes. Les bailleurs en bénéficieront aussi en 2021.

 

Accélérer ! C’est le mot d’ordre martelé le 18 novembre 2019 par Julien Denormandie, le ministre chargé de la Ville et du Logement, lors d’un point étape consacré au plan de rénovation énergétique du bâtiment. Lancé en avril 2018, ce dernier a pour objectif la rénovation de 500.000 logements par an pour diminuer la consommation énergétique du parc, ce dernier devant passer d’une étiquette énergétique D, selon le Diagnostic de performance énergétique (DPE), soit 200 kwh/m²/an à 80 kwh/m²/an, le niveau atteint par le label BBC rénovation. Actuellement, 370.000 logements bénéficieraient d’une rénovation énergétique chaque année, un chiffre qui n’est qu’une estimation reconnaît-on au ministère de la Transition écologique et solidaire.

Les régions pilotes de la rénovation énergétique

Informer les particuliers. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le gouvernement a lancé en septembre 2019 le dispositif SARE. Le service d’accompagnement pour la rénovation énergétique doit informer les Français et les aider à identifier les travaux permettant d’améliorer leur confort et de diminuer leur facture de chauffage. Des audits énergétiques ciblant les travaux essentiels pourront être financés. De même, un service de conseils dédié aux petits locaux commerciaux devrait voir le jour.

200 millions pour rénover. Pour déployer le plan SARE, l’Etat s’appuiera sur les collectivités locales. Douze régions ont d’ores et déjà donné leur accord, les premières signatures de ce « pacte de rénovation », voulu par Julien Denormandie, devant intervenir d’ici la fin de l’année, les autres s’échelonnant au premier semestre 2020. Des discussions sont en cours avec la métropole du Grand Paris, la région Ile-de-France ayant refusé de signer. Ce plan bénéficiera d’un budget de 200 millions d’euros pour la période 2020-2024, financé par les Certificats d’économie d’énergie (CEE), qui devrait être abondé du même montant par les régions selon le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Une prime pour la rénovation énergétique de son logement

Un reste à charge à diminuer. Le financement de la rénovation énergétique constitue le deuxième volet de ce plan d’actions. « Il faut diminuer le reste à charge pour le particulier réalisant les travaux », rappelle Julien Denormandie. « Car s’il est trop élevé, il n’y aura pas de travaux. » « Ma Prim Renov’ », issue de la fusion du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et de l’aide Habiter mieux agilité, distribuée par l’Anah, sera lancée début 2020 pour les ménages très modestes et modestes selon les critères définis par cette agence publique. Grands oubliés des aides publiques dédiées à la rénovation énergétique, les bailleurs bénéficieront cette fois-ci de « Ma Prim Renov’ » en 2021.

Un observatoire pour la rénovation énergétique. L’efficacité de ce plan reposera, outre l’implication des acteurs et la volonté des particuliers à s’engager dans la rénovation énergétique de leur logement, sur la remontée des informations. Annoncé en septembre 2019, un observatoire dédié à la rénovation énergétique devrait voir le jour rapidement. Les acteurs doivent en effet remettre leurs propositions de méthodologie au ministère d’ici la fin de l’année pour une mise en place de l’observatoire début 2020. « On ne peut pas piloter une politique publique sans disposer d’outils de suivi », déplore le ministre qui n’a que les chiffres communiqués par l’Anah pour évaluer le nombre de logements rénovés chaque année. 100.000 devraient être financés par cet organisme cette année contre plus de 63.000 en 2018.

Des aides pour rénover son logement
Si vous souhaitez rénover votre logement, vous pouvez bénéficier de l’éco-PTZ et d’une TVA réduite sur les travaux. Sans oublier les aides financières accordées par l’Anah si vous respectez les plafonds de ressources. Les bailleurs peuvent également déduire les travaux effectués de leurs recettes locatives générant ainsi un déficit foncier si ces dépenses sont supérieures aux loyers encaissés. Si vous souhaitez en savoir plus sur les obligations concernant les vendeurs et les bailleurs, lisez notre dossier logement : vente et location touchées par le changement climatique.