Les Français préfèrent se loger à la campagne !

Publié par le

08 Octobre 2019 - Les habitants des communes rurales sont plus satisfaits de leur logement que ceux résidant dans les métropoles. Ces biens sont plus spacieux et situés dans un environnement calme.

 

La campagne, j’y suis, j’y reste ! Telle pourrait être l’une des conclusions que l’on pourrait tirer du troisième baromètre Qualitel, consacré cette année à la qualité du logement comme enjeu d’attractivité des territoires. Selon Ipsos qui a interrogé en mai 2019 près de 5.000 personnes, 38 % des personnes vivant dans des communes rurales ne changeraient de logement pour rien au monde. Un chiffre qui chute à 25 % pour celles résidant en métropoles et 22 % pour les habitants de l’agglomération parisienne.

Le lieu de vie lié à la qualité de l’immobilier. Cette perception est étroitement corrélée à la qualité perçue de son logement. Plus on habite une commune de petite taille, plus on est satisfait de son appartement ou de sa maison. Dans les communes rurales, les habitants décernent une note de satisfaction de 7/10 quand cette dernière atteint 6,4/10 pour les résidents de la région parisienne. Les raisons de cet écart ? Elles sont multiples concernant aussi bien la surface du bien, sa localisation.

Plus de nature dans les villes moyennes. Dans les communes rurales, les résidents ont la possibilité de choisir la taille de leur logement car l’immobilier est plus abordable financièrement. La surface atteignant 134 m² alors que la superficie idéale serait de 135 m². Inversement, les habitants de l’agglomération parisienne doivent se « contenter » de 82 m² alors qu’ils rêveraient de disposer de 104 m². La proximité de la végétation est le second critère. La faible densité de l’habitat en secteur rural et dans les villes moyennes permet de profiter de la végétation. Le taux de satisfaction étant de 86 % dans les villes moyennes contre 80 % dans les métropoles et 69 % en région parisienne. Sans surprise, le bruit est pointé du doigt par les derniers : 22 % se plaignant des nuisances sonores de la rue contre 14 % pour les communes rurales.

Une rénovation plus facile en maison. La typologie de l’habitat influe aussi sur la satisfaction. Les habitants des maisons sont plus satisfaits de leurs logements que ceux des appartements. Une différence qui s’explique aisément car les premiers ont une plus grande liberté pour entreprendre les travaux de rénovation comme l’isolation thermique ou le changement de chaudière. Dans une copropriété, ces derniers doivent être votés en assemblée générale, un processus plus long. Les travaux sont d’ailleurs plus nombreux dans les communes rurales qui comptent une majorité de maisons – 42 % des personnes y résidant en ont réalisés au cours des 10 dernières années. Seuls 33 % des sondés habitant en région parisienne en ont effectués pendant cette période.   

Des services partagés dans le logement neuf
Si les communes rurales et les villes moyennes intéressent les habitants des métropoles et de la région parisienne en quête d’une meilleure qualité de vie, peu font le grand saut pour s’y installer. Elus et acteurs de l’aménagement urbain doivent donc plancher sur de nouvelles façons d’habiter en ville pour que leurs habitants soient heureux d’y vivre comme l’a rappelé Alexandra-François Cuxac, présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers, lors de la présentation du Baromètre Qualitel-Ipsos : « Il faut une densité plus apaisée dans les métropoles. Le défi des promoteurs, c’est la qualité de vie. Nous devons développer des parties communes dans nos immeubles neufs qui rendront des services aux gens que ce soient des potagers sur le toit, une crèche ou une conciergerie ».
Des logements à rénover par les promoteurs. Le parc de logements anciens qui souffre souvent d’une mauvaise isolation thermique et acoustique devra être rénové pour satisfaire locataires et propriétaires. Un marché important auquel les promoteurs s’intéressent. Cette activité pourrait constituer une diversification intéressante pour ces acteurs pénalisés par l’arrêt du dispositif Pinel au 31 décembre 2021. Ce dernier permettant aux contribuables de déduire de leurs impôts jusqu’à 21 % du prix d’un logement neuf plafonné à 300.000 € soutient le marché immobilier neuf. Un logement sur deux est acquis dans le cadre de la loi Pinel depuis quatre ans.