L’immobilier des villes moyennes toujours aussi dynamique en 2021

20 Mai 2022 - Les ventes de logements anciens continuent d’augmenter dans les villes moyennes du programme Action cœur de ville avec une hausse de 12 % en 2021. Une dynamique qui entraîne les prix. Mais ces derniers demeurent encore abordables.

 

© Notaires

Les villes moyennes n’en finissent pas de séduire ! Le 3 ème Baromètre de l’immobilier des villes moyennes vient de confirmer le succès que connaissent ces villes bénéficiaires du programme national Action cœur de ville (ACV). Ce dernier vise à améliorer le cadre de vie des habitants notamment par la rénovation des logements, l’accès aux équipements publics, l'amélioration de la mobilité. Une enveloppe de 5 milliards d’euros a été attribuée à ce programme sur cinq ans.

Hausse des ventes dans les villes moyennes. Pas moins de 132 960 logements anciens et neufs ont été vendus dans les villes centres en 2021, un chiffre en hausse de 12 % par rapport à 2020. Une augmentation qui s’inscrit dans une dynamique enclenchée depuis 2018. Les transactions ont en effet bondi de 9 % entre 2018 et 2019. Cette croissance continue des ventes a été observée dans toutes les régions. A Niort (79), Limoges (87) ou Perpignan (66), Blois (41), elle a dépassé 20 % entre 2018 et 2021 !

Un prix de l’immobilier abordable. Les raisons de ce succès ? Elles n’ont pas changé ! Une qualité de vie, l’absence d’embouteillages, la proximité d’espaces naturels sans oublier un immobilier plus accessible. Les prix atteignent en moyenne 183 883 € pour acheter une maison et 1557 € le m² pour devenir propriétaire d’un appartement. Ces valeurs ont cependant progressé de 7,5 % entre 2021 et 2020 dans la lignée de la hausse observée à l’échelle nationale. Mais bien qu’orientés à la hausse, ces prix demeurent encore abordables par rapport aux marchés des métropoles.

La menace du prix de l’énergie. Si le succès de ces marchés ne se dément pas, la donne pourrait changer dans certains secteurs où le manque de biens, notamment des maisons, se fait sentir. Certaines maisons bénéficiant d’un mauvais Diagnostic de performance énergétique, le DPE, F ou G, pourraient, eux aussi, avoir plus de mal dans un avenir proche à trouver preneur. Car ces logements, mal isolés, sont gourmands en énergie pour le chauffage. A l’heure où le prix des énergies s’envole, certains acquéreurs pourraient exiger une baisse de prix importante pour réaliser les travaux nécessaires à l’amélioration de la performance énergétique du logement.  

 

Publié par le
Journaliste chez PAP.fr


Je suis locataire

Je suis propriétaire