Immobilier : ventes et prix en hausse en Ile-de-France

Publié par le

28 Février 2019 - L’ancien confirme son dynamisme en région parisienne. Les ventes continuent de progresser dans un contexte de hausse modérée des prix. Seule Paris enregistre une baisse des transactions, son mètre carré étant de plus en plus cher.

En Île-de-France, " Avec 177 500 ventes enregistrées en 2018 le marché immobilier s'est maintenu à un très bon niveau " précise Thierry Delesalle notaire à la chambre du Grand-Paris. L'activité à progressé de 9 % par rapport à l'excellent période de référence 1999-2007. Dans le même temps les prix continuent d'augmenter.

Le mètre carré augmente toujours et encore. Les prix des logements anciens continuent de grimper en Île-de-France. Au quatrième trimestre 2018, ils ont grimpé de 3,2% sur un an d'après les Notaires du Grand Paris. Cette progression est même supérieure à celle enregistrée au troisième trimestre 2018 sur un an : +2,9%.

Paris à la traîne. Avec 36 000 ventes le marché parisien régresse, lui, de 5 %par rapport à 2017. D'ailleurs l'activité n'a toujours pas retrouvé son niveau de 1999-2007. Pour Thierry Delesalle " il y un vrai problème d'offre, les appartements mutables diminuent d'année en années. " Sans compter un mètre carré qui devient de plus en plus inaccessible…

© Notaires du Grand Paris

On se rapproche des 10 000 €. Avec un prix moyen de 9 730 € en avril prochain (9 570 € fin 2018) le mètre carré parisien devrait franchir le seuil symbolique de 10 000 € très prochainement. Une petite hausse des prix de 3 % et on y sera !

© Notaires du Grand Paris

La gentrification est en marche. Si les arrondissements centraux restent les plus chers, ceux de l'est parisien ne sont pas en reste " Les quartiers qui ont le plus augmenté au cours des cinq dernières années ne sont pas toujours ceux que l'on croit " précise Thierry Delesalle. Et de préciser " on a enregistré plus 35,2 % dans le quartier Saint Mery (4ème), plus 32,7 % Porte saint -Denis (10ème), plus 32,3 % à la Goutte d'or (18ème). " Inversement la Madeleine enregistre une baisse de 4,7% Saint-Thomas d'Aquin de 3,3 % ou encore le quartier de l'arsenal de 2,5 %.

En petite couronne le marché est fluide. Dans les départements limitrophes de Paris le prix des appartements a augmenté de 5 % en 2018 mais devrait ralentir en 2019. La Seine-Saint-Denis enregistre une augmentation comparable à celle de la capitale (+ 5,6 %) et s'affiche comme le département comme le plus dynamique d'Île-de-France. Serait-ce un effet prix ?

La Grande-Couronne est plus sage. En Grande Couronne, avec 35 000 ventes l'activité a également été très bonne. Les Yvelines et le Val d'Oise enregistrant des records de vente. En revanche on note une évolution de prix modérées pour les maisons (+2,6%) et plus particulièrement pour les appartements (+1% du 4e trimestre 2017 au 4e trimestre 2018).

Et 2019 ? " Le marché immobilier est très réactifs aux influences internes et externes " note Thierry Delesalle. Avec des taux durablement bas, une dynamique de l'emploi positive et un marché d'utilisateurs le marché repose sur des bases saines. Mais il ajoute " En revanche les influences externes peuvent avoir un impact négatif. La confiance des acquéreurs, les mesures gouvernementales plus ou moins favorables à l'immobilier, la hausse probable de taxe foncières dans de nombreuse communes sont à surveiller. "