Immobilier : les ventes dans l’ancien ralentissent

Jérôme Augereau
Mis à jour par
le 26 juillet 2022
Journaliste chez PAP.fr

Près d’1,2 million de logements anciens ont été vendus fin mai 2022, sur les douze derniers mois. Une stabilisation du marché qui pourrait cependant être le signe annonciateur d’une baisse des transactions selon les notaires. Les prix continuent eux d’augmenter avec une prime aux maisons toujours très recherchées par les acquéreurs.

Les ventes de logements anciens ont légèrement baissé en mai 2022 sur les douze derniers mois. Mais les prix ont continué à monter.
Les ventes de logements anciens ont légèrement baissé en mai 2022 sur les douze derniers mois. Mais les prix ont continué à monter. © StockByM/Getty Images

Le marché immobilier a été particulièrement dynamique en mai 2022. Selon la note de conjoncture des notaires de France, 1 182 000 logements anciens ont été vendus sur les douze derniers mois. Si ces chiffres demeurent élevés, ils sont cependant inférieurs à ceux de l’an dernier à la même période. Une tendance qui incite les notaires à la plus grande prudence, ces officiers ministériels détectant une stabilisation du marché qui pourrait précéder une décrue les prochains mois.

Un crédit plus cher. Les notaires anticipent un ralentissement du marché provoqué notamment par la hausse de l’inflation qui diminue le pouvoir d’achat des acquéreurs. Mais c’est sans aucun doute l’augmentation des taux du crédit immobilier qui risque d’avoir l’impact le plus important, excluant de plus en plus d’acquéreurs. En mai, les taux des nouveaux crédits s'établissaient en moyenne à 1,26 % contre 1,19 % en avril selon les notaires. Les ménages achetant pour la première fois un logement, les primo-accédants, sont d'ailleurs doublement pénalisés. A la hausse des taux qui se traduit par une augmentation des intérêts qu’ils doivent payer, s’ajoute l’exigence d’un apport plus conséquent à laquelle ces ménages ne peuvent pas répondre !

Prix en hausse. Ce léger ralentissement du marché, n’a eu aucune conséquence sur le prix des logements comme le prouvent les chiffres des notaires. Au premier trimestre 2022, la hausse se poursuit, atteignant 7,3 % sur un an. Mais tous les biens ne sont pas logés à la même enseigne. La hausse est plus toujours plus vigoureuse pour les maisons (+ 9,3 %) sur un an que les appartements (+ 4,7 %). Cette tendance est d’ailleurs encore plus marquée en province où le prix des maisons a bondi de 10 % sur un an contre 5,7 % en Ile-de-France. Un décalage qui s’explique sans doute par des prix de maisons en région visiblement sous-évalués qui facilitent la croissance des valeurs. 

Moins de maisons en vente. L’envie de profiter d’un logement plus spacieux avec un jardin est d’ailleurs tellement forte que toutes les maisons profitent de cet engouement quel que soit leur état. « La vague d’acquéreurs est toujours présente, notamment sur le marché des maisons, tirant les prix vers le haut sur des biens de moindre qualité, à défaut d’une offre suffisante », observent les notaires qui anticipent cependant un ralentissement de la hausse des prix. Selon les avants-contrats signés dans les études notariales, le prix des maisons devrait progresser sur un an de 8,6 % fin août contre 9,3 % à la fin du troisième trimestre 2022. Une hausse moins importante qui demeure tout de même toujours plus forte que celle des appartements. Les prix devraient en effet enregistrer une augmentation inférieure à 4 %.

 

Les prix des maisons ont fortement augmenté. © Notaires de France

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