Immobilier : les prix repartent légèrement à la hausse à Paris

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09 Septembre 2021 - Avec plus de 42 000 logements vendus dans l’ancien au deuxième trimestre 2021, le marché de l’Ile-de-France connaît une activité des plus dynamiques. Les maisons sont très recherchées en grande couronne. Les prix de l’immobilier parisien repartent légèrement à la hausse.

 

Le dynamisme du marché immobilier francilien ne se dément pas ! Les ventes de logements anciens continuent de monter, entraînant dans leur sillage les prix des appartements et celui des maisons, des biens qui sont très prisés des familles. Les confinements successifs liés à la Covid-19 ont en effet dopé la demande pour l’immobilier. « La priorité des Français, c’est l’amélioration de leur logement », analyse Thierry Delasalle, président de la statistique immobilière à la chambre des notaires du Grand Paris. Les projets immobiliers se concrétisent d’autant plus facilement que les transactions se déroulent vite, un atout pour les acquéreurs qui sont certains de revendre dans les meilleurs délais leur bien qui financera une partie de leur achat immobilier dans le cadre d’un prêt relais.  

Un bon cru en 2021. Selon la chambre des Notaires du Grand Paris, 42 060 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France au deuxième trimestre 2021, soit un bond de 20 % par rapport au deuxième trimestre 2020, marqué par l’arrêt des transactions lors de l’entrée en vigueur du premier confinement. Cette activité qui se rapproche de celle observée au deuxième trimestre 2019 - année très dynamique -, devrait être de bon augure, selon Thierry Delesalle : « On aura un très bon cru en Ile-de-France ! ». 

Les ventes repartent à Paris. Le marché francilien offre toujours deux visages avec une grande couronne très dynamique et des transactions dans la capitale ralenties. A Paris, 33 000 logements ont été vendus sur les 12 derniers mois, soit une baisse de 1 %. Un chiffre qui n’inquiète pas outre mesure Marc Friedrich, notaire à Paris : « Depuis un an, certains prédisaient une tendance baissière, ce n’est pas notre avis. Depuis septembre, l’activité a fortement repris. Rien n’augure une baisse des ventes. Nous sommes confiants ». Si les prix parisiens connaissent une légère baisse de 0,2 % au deuxième trimestre 2021, s'établissant à 10 650 €/m², les valeurs remontent cependant depuis le mois de mai. Une tendance qui devrait se confirmer, les notaires anticipant une légère augmentation pour les transactions enregistrées d'août à octobre avec 10 770 €/m². Le marché parisien renouerait ainsi avec le record enregistré à l’été 2020.

La grande couronne a la cote. La Grande couronne séduit de plus en plus d’acquéreurs. La quête d’une maison a poussé plus d’une famille à s’installer en Seine-et-Marne ou dans les Yvelines pour profiter d’un logement plus spacieux et d’un cadre de vie plus apaisé. Si les prix sont restés stables au cours du premier trimestre 2021, la hausse s’élève tout de même à 5 % sur un an, cette dernière devant se poursuivre, une augmentation de 7,3 % étant attendue en octobre 2021. Si les maisons ont toujours eu la cote en grande couronne, c’était moins le cas pour le logement collectif. Mais la donne a changé ! Les particuliers s’intéressent aussi aux appartements qui sont plus spacieux et moins chers qu’en petite couronne, une demande qui fait monter les prix avec une hausse annuelle de 4 %. Les prix devraient d’ailleurs poursuivre leur ascension en octobre 2021 avec une hausse de 6 %.

© Notaires du grand paris

Les communes rurales demandées. Si l’attractivité de la grande couronne ne se dément pas avec l’essor du télétravail instauré dans les entreprises, Thierry Delesalle invite néanmoins à une certaine prudence quant à la pérennité de ces nouveaux comportements d’achat. « Cette pandémie a été un déclencheur dans la volonté des particuliers de changer de vie. C’est une vague de fond qui perdurera plusieurs années mais attention au ressac ! Les particuliers qui sont partis avec leurs enfants reviendront lorsqu’il faudra poursuivre leur scolarité au lycée. » Un constat partagé par Christian Godard, notaire à Claye-Souilly, qui souligne aussi les difficultés que peuvent rencontrer les acquéreurs s’installant dans les communes rurales. Dans certaines, les commerces sont fermés. Les établissements universitaires situés en région parisienne sont aussi très éloignés et difficiles d’accès. « Ce sont de vrais sujets qui peuvent expliquer un ressac », prévient le notaire.

Le retour des investisseurs à Paris
Ils sont revenus ! Absents depuis quatre ans, les investisseurs sont de retour dans la capitale. Avec un prix moyen atteignant 10 650 €/m² au deuxième trimestre 2021 selon la chambre des notaires du Grand Paris, la rentabilité d’un logement loué est pourtant plus que difficile à atteindre. « Ces investisseurs qui achètent un studio ou un deux pièces ne recherchent pas la rentabilité. Ils considèrent avant tout leur acquisition comme un coffre-fort », observe Thierry Delesalle, président de la statistique immobilière à la chambre des notaires du Grand Paris qui souligne que l’accalmie des prix de l’immobilier parisien a facilité le retour des investisseurs. Dans la capitale, les prix de l’immobilier ancien font le grand écart. Les arrondissements les plus abordables étant les XXe et XIIIe, les prix atteignant respectivement 9.130 €/m² et 9.240 €/ m². Les valeurs les plus élevées étant toujours l’apanage des arrondissements centraux comme le VIe (14.190 €/m²) et le VIIe (13.840 €/m²). 

© Notaires du grand paris

 

Immobilier : où en est le neuf en Ile-de-France ?
En région parisienne, 9.128 logements neufs ont été mis en vente au deuxième trimestre 20121, un bond de 62 % par rapport au premier trimestre selon l’enquête sur la commercialisation des logements neufs (ECLN) du ministère de la Transition écologique. Sur la même période, les ventes sont restées quasiment stables, avec 7.599 réservations au premier trimestre et 7.225 au deuxième trimestre. De quoi regonfler l’offre, qui passe de 20.402 maisons et appartements neufs fin mars à 23.423 fin juin. Si ce marché va mieux, il n’a pas pour autant retrouvé ses niveaux d’avant la crise. Le deuxième trimestre 2019 a été marqué par 9.425 lancements commerciaux, 11.074 ventes, l’offre culminant à 27.323 logements. Côté prix, les appartements neufs franciliens valent en moyenne 5.230 €/m² fin juin 2021, une progression de 5,4 % sur un an. Terrains rares, opérations longues à monter et offre inférieure à la demande expliquent cette progression. Les maisons valent, toujours à fin juin 2021, 425.446 € l’unité, une hausse de 28 % sur la période. Outre les facteurs de tension précédemment cités, il semble bien que les promoteurs aient lancé davantage de maisons sur des secteurs plus résidentiels, donc plus chers, tandis que les surfaces sont plus grandes, deux tendances qui font forcément monter les moyennes. Pierre Chevillard

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