Immobilier : les prix continuent de grimper en Ile-de-France

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09 Novembre 2018 - Dopé par des taux d'intérêt très bas et l'allongement des durées d'emprunt, l'immobilier francilien ne connaît pas la crise. Les ventes affichent de belles performances et les prix continuent leur ascension.

Un réseau d'agences immobilières a récemment fait « le buz » avec une étude comparative dans laquelle Paris se distingue comme l'une des villes les plus chères du monde en matière d'immobilier ancien. D'après ces chiffres, il faut environ 250 Smic pour y acheter un deux pièces ! Et ce n'est pas fini puisque la dernière étude des notaires de Paris-Ile-de-France ne voit toujours pas d'accalmie sur les prix.

Des prix qui augmentent encore. D'après les notaires de Paris-Ile-de-France, en un an, d’août 2017 à août 2018, le prix des logements anciens a augmenté de 3,2%. Les appartements franciliens continuent de progresser à un rythme plus soutenu (+ 4% à 5.920 €/m2), les maisons se contentant de + 1,5% à 309.600 €.

© Notaires Paris-Ile-de-France

Paris hors normes. A Paris, le prix du mètre carré des appartements anciens a atteint 9.420 € en août 2018, une hausse de 2,2% en un trimestre et de 5,9% en un an ! Et d’après les prix issus des avant-contrats, ce prix au mètre carré pourrait dépasser 9.600 € en décembre 2018. La hausse annuelle serait alors moins soutenue qu’il y a un an (8,7%) mais elle dépasserait tout de même les 6%. Le seuil symbolique de 10.000 €/m2 se rapproche de mois en mois.

Aucune baisse en perspective. Cette tendance haussière semble prête à durer encore plusieurs mois pour les appartements en Ile-de-France (6,6% en petite couronne et 2% en grande couronne). Pour les maisons, selon les notaires de Paris-Ile-de-France, la hausse annuelle des prix serait de 3,6% à la fin de l’année 2018.

Des volumes encore très élevés. Malgré cette inflation continue, les ventes restent encore à de niveaux très élevés, parmi les meilleurs jamais enregistrés. L'explication est à aller chercher du côté des taux d'intérêt et de l'allongement des prêts (vingt-cinq ans). L’activité en Ile-de-France est très proche des records historiques et très au-dessus (+22%) du niveau d’activité moyen de ces dix dernières années.

Des conséquences sociales importantes. Si les classes populaires et moyennes sont évincées de l'accession à Paris et petite couronne depuis plusieurs année, l'effet prix commence à être visible un peu partout en Ile-de-France. A Paris, les ouvriers/employés représentent désormais moins de 6% des acheteurs. Y compris dans les arrondissements réputés populaire de l'est parisien. La « gentrification » est à l'œuvre dans tous les arrondissements. La fermeture d'écoles et de classes, longtemps réservée aux territoires ruraux touche désormais la capitale faute d'enfants. De nombreuses familles préfèrent s'installer en grande couronne, voire carrément quitter l'Ile de France pour acheter une maison ou un appartement.