Immobilier : les loyers sont restés stables en 2021

31 Mai 2022 - Les loyers ont été très stables en 2021, soit une hausse de 0,12 % pour les appartements et de 1,28 % pour les maisons. Mais les logements se louent moins vite dans certaines villes comme Paris, Nice. A Nantes, Rennes ou Strasbourg, c’est le contraire !

 

Alors que les prix de l’immobilier ancien sont abonnés à la hausse depuis plusieurs années, les loyers font, quant à eux, preuve d’une grande stabilité. Selon Clameur, l’observatoire des loyers du marché locatif privé, qui a analysé 120 000 baux d’appartements et 30 000 baux de maisons signés cette année, soit 15 % du marché national, les loyers des appartements ont augmenté en 2021 en moyenne de 0,12 %, soit 13,08 €/ m² contre une hausse de 1,28 % pour les maisons, soit 11,29 €/m².

Loyers stables. « Depuis cinq ans, les loyers sont stables », note Arnaud Simon, directeur scientifique de Clameur lors d’une conférence de presse organisée ce matin. « Suite au Covid-19, il n’y a pas eu de forte augmentation ou de baisse. » Pour preuve, les loyers de marché enregistrent une hausse moyenne de 1 % par an depuis cinq ans dans les métropoles comme Paris, Bordeaux, Nantes, Marseille, Lyon, Strasbourg, Rennes ou encore Rouen.

Hausse en Bretagne. Si la hausse des loyers a été modeste à l’échelle nationale, certains territoires affichent quant à eux une inflation plus importante. A l’image de la Bretagne qui a vu les loyers des appartements augmenter de 2 % en 2021, la progression la plus importante des treize régions observées par Clameur. C’est aussi celle où le loyer pour un appartement est le plus bas avec 10,03 €/m². A noter que c’est en Normandie où le loyer des maisons (9,63 €/m²) a en revanche le plus augmenté (+ 5,55 %).

Délais de locations plus longs. Dynamique, le marché locatif connaît cependant un ralentissement dans certaines métropoles qui se traduit par un allongement de la présence des annonces de location sur internet. C’est le cas notamment de Paris et Nice, les marchés les plus chers, qui enregistrent en 2021 des hausses respectives atteignant dix et six jours. A l’inverse, les délais ont peu augmenté à Nantes (plus deux jours), Rennes ou encore Strasbourg (plus un jour). Ce découplage entre ces deux groupes de villes, le premier marqué par une hausse du nombre de jours et le second par une réduction du délai de location se confirme depuis cinq ans. Les délais ont même été divisés par deux à Rennes pendant cette période. La crise sanitaire a sans aucun doute incité de nombreuses familles à s’installer dans cette métropole bretonne dynamique.

© clameur

 

Un indice en question
A l’heure où de nombreuses voix appellent à un gel de la hausse des loyers pour préserver le pouvoir d’achat des locataires, Clameur entend relativiser l’impact de l’IRL. L’évolution de cet indice pourrait, s’il est appliqué par les bailleurs, se traduire par une hausse de 2,48 % du montant du loyer, effective à la date anniversaire de la signature du bail. « L’IRL n’est pas un accélérateur de l’augmentation de l’inflation mais un frein. C’est un bouclier tarifaire car l’augmentation est lissée sur douze mois », précise Jean-Michel Camizon, président de Clameur qui rappelle que l’inflation est la même pour tout le monde. « Les bailleurs sont aussi confrontés à une hausse du coût du chauffage, de l’énergie et du montant des travaux. » Selon le président de Clameur, l’observatoire du marché locatif privé, le blocage de l’IRL pourrait être d’ailleurs contreproductif car les bailleurs auraient des difficultés à financer les travaux de rénovation énergétique qui s’imposeront aux copropriétés dès cette année.

 

Publié par le
Journaliste chez PAP.fr


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