Immobilier : le marché de l’ancien toujours d’attaque

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22 Octobre 2018 - Le marché immobilier est au beau fixe ! 950.000 logements anciens ont été vendus depuis un an. Une dynamique qui n’a pas été freinée par la hausse des prix.

Le marché immobilier est toujours aussi dynamique dans l’Hexagone ! Selon les derniers chiffres communiqués par le conseil supérieur du notariat, 950.000 logements anciens ont été en effet vendus entre août 2017 et juillet 2018. Un chiffre élevé qui témoigne d’une activité très soutenue oscillant depuis la fin de 2017 entre 950.000 et 960.000 transactions. Les acquéreurs bénéficient toujours de taux d’intérêt particulièrement attractifs qui facilitent le financement de leur projet immobilier.

Normalisation du marché. Si les notaires constatent un léger ralentissement des transactions, ils ne s’inquiètent pas pour autant. Ces professionnels tablant plutôt sur une normalisation du marché dans les prochains mois qu’un retournement. Une analyse confirmée par l’enquête mensuelle de la banque de France. 85% des banques interrogées ont déclaré que leurs demandes de crédits dédiées à l’habitat se stabilisaient.

© Conseil superieur du notariat

Prix toujours en hausse. Les prix des logements continuent leur progression même si elle est moins soutenue. Ils ont en effet augmenté de 2,8% entre le 2e trimestre 2018 et le 2e trimestre 2017. Cette inflation est surtout alimentée par les ventes d’appartements dont les prix ont bondi de 3,3% sur un an contre 2,5% pour les maisons. Cette tendance devrait d’ailleurs selon les avant-contrats signés dans les études notariales continuer à monter aussi bien en région qu’en Ile-de-France. Dans cette dernière, la hausse annuelle du prix des appartements devrait atteindre 5% contre 4% pour les maisons.

Hausse plus faible en régions. La hausse du prix de l’immobilier sera en revanche moins forte en régions. Les notaires tablent sur une hausse de 2,8% pour les appartements et 3,2% pour les maisons à fin novembre 2018. A Rennes, Bordeaux, Nantes et Lyon, la progression devrait être comprise entre 5 et 10%. A Nantes, Marseille et Bordeaux, le prix des maisons serait toujours orienté à la hausse. A Toulouse et Lyon, c’est la stabilité qui devrait dominer. Mais ces prix soutenus pourraient provoquer une diminution de l’activité s’ils se maintenaient. Comme le rappellent les notaires, « des taux bas, même avec l’allongement de la durée des prêts, ne pourront pas indéfiniment contrecarrer cette hausse ».  

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