Immobilier : la grande couronne nouvel eldorado francilien ?

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23 Novembre 2021 - A Paris, en petite et grande couronne, les ventes de logements anciens ont bondi au troisième trimestre 2021. Mais la crise de la Covid est passée par là, la maison est de plus en plus recherchée... et de plus en plus chère.

Les conséquences de la crise sanitaire continuent à se faire sentir sur le marché immobilier francilien. La Chambre des Notaires du Grand Paris confirme les nouvelles aspirations des Franciliens en matière immobilière : plus d’espace, plus de verdure et une meilleure qualité de vie pour moins cher. Et le développement du télétravail accélère ces besoins. Pour Thierry Delesalle Président de la commission des statistiques de la Chambre des Notaires du Grand Paris, « Il y a un goût plus fort des Franciliens pour les zones plus éloignées en Île-de-France, aussi parce que les maisons coûtent moins cher. C'est une situation inédite ». 

Un marché francilien très dynamique. Avec 186.930 logements anciens vendus sur un an, 2021 sera encore un très bon millésime. « Les cinq marchés franciliens, appartements et maisons en petite couronne, appartements et maisons en grande couronne et Paris se portent extrêmement bien », précise Thierry Delesalle. De très nombreux Franciliens sont en effet passés à l’acte et ont concrétisé leur projet immobilier au troisième trimestre 2021. Les volumes de ventes de logements anciens ont progressé de 24 % par rapport à la même période en 2020 et de 17 % par rapport à la moyenne de ces dix dernières années.

Les ventes s'accélèrent à Paris… Grâce à une activité très dynamique au deuxième et troisième trimestres 2021, les volumes de ventes d'appartements tutoient les meilleures années. Il s’est vendu 36.870 logements en un an dans la capitale. Les transactions sont supérieures de 18 % à celles des douze mois précédents et de 17 % comparé aux dix dernières années. Et les prix n'ont pas augmenté !

© Chambre des Notaires du Grand Paris

Et les prix se stabilisent. Bonne nouvelle pour les acquéreurs, les prix parisiens n’augmentent plus. D’après la Chambre des Notaires, en un an, le mètre carré n’a pas bougé. Une première depuis bien longtemps. Il s’établit en moyenne à 10.790 € au troisième trimestre. Et d’après les avant-contrats, il pourrait même descendre à 10.700 € en janvier 2022. Cette stabilité des prix participe sans doute au rebond des volumes de ventes.

© Chambre des Notaires du Grand Paris

La maison est le nouveau best-seller. Les maisons franciliennes sont désormais très demandées. Sur douze mois, il s’en est vendu près de 60.000. Conséquence logique, leur prix de vente se sont envolés de 7 % en an. Cette hausse pourrait même s’accélérer et dépasser 8 % en janvier 2022. Une inflation pour le moins inhabituelle. Mieux, les maisons en zone rurale sont aujourd’hui recherchées. Un signe qui ne trompe pas, en grande couronne, leur prix moyen est passé en un an de 302.600 à 324.500 €. 

Les zones rurales attirent. Depuis le début des années 2000, de façon très régulière, 17 % des ventes de maisons anciennes étaient situés en zone rurale (60 % de la superficie de la région Ile-de-France, mais seulement 6 % des Franciliens). Depuis la crise sanitaire, la zone rurale draine désormais 20 % des ventes de maisons, confirmant cet intérêt nouveau des acquéreurs pour les secteurs les plus éloignés, où les surfaces sont souvent plus confortables, avec des jardins plus grands. « Le développement et la pérennisation du télétravail orientent maintenant les acquéreurs vers la grande couronne. L’éloignement n’est plus un frein », confirme Thierry Delesalle. C’est une évolution inédite !

© Chambre des Notaire du Grand Paris

Immobilier : les prix montent partout en France
L’indice Notaire Insee du troisième trimestre 2021, paru ce 23 novembre, est formel : l’ancien est de plus en plus cher. Sur un an, la progression s’établit à 7,4 %. Si les appartements montent de 5,2 %, les maisons bondissent de 9 %. En régions (hors Ile-de-France), la hausse atteint 8,8 % en rythme annuel. Le collectif grimpe de 7,5 %, une envolée qui atteint 9,4 % pour les maisons. L’indice Notaires-Insee confirme la très forte cote de l’habitat individuel mais montre que le collectif n’a pas dit son dernier mot.
Record. L’inflation sur l’ancien ne pèse pas sur les ventes. A fin septembre 2021, 1.204.000 transactions sont enregistrées en rythme annuel, après 1.156.000 en juin. 2021 pourrait bien se révéler comme un millésime exceptionnel pour l’ancien, avec au moins 1,2 millions de ventes, un chiffre jamais atteint par le passé. Et la tendance pourrait durer. Dans le neuf, l’offre baisse selon la Fédération des promoteurs immobiliers et nombre d’acquéreurs se reportent sur l’ancien, maintenant ainsi la hausse des prix.
Crédit. Le tonus du marché est entretenu par la faiblesse des taux d’intérêt. Au troisième trimestre 2021, la moyenne brute toutes durées confondues tombe à 1,05 %, un niveau historiquement bas selon l’Observatoire du financement Crédit Logement/CSA. Et les banques facilitent les projets en acceptant d’allonger les durées. Toujours au troisième trimestre 2021, 58,5 % des prêts sont accordés sur une durée comprise entre plus de vingt ans et vingt-cinq ans, contre 47,5 % en 2020 d’après Crédit Logement/CSA.

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