Immobilier en France : l'ancien bat tous les records de vente et de prix !

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10 Décembre 2019 - L'année 2019 est à marquer d'une croix blanche. Avec plus d'un million de transactions, c'est un cru exceptionnel. Si les prix continuent de grimper un peu partout en France, les taux d'intérêt permettent de maintenir le pouvoir d'achat des acquéreurs.

L'année 2019 s'achève et l'heure des bilans sonne. Le conseil supérieur du notariat, organisme représentant l’ensemble des notaires de France, vient de dévoiler ses chiffres : c'est désormais officiel, le seuil symbolique du million de transactions a été franchi ! Du jamais vu. Avec exactement 1,059 millions ventes enregistrées par les offices notariaux, c'est 100.000 de plus qu'il y a un an, soit une hausse de 10,4 % ! 

© Conseil supérieur du notariat

Le marché est dopé par les taux d'intérêt. Cette euphorie est facilitée par les taux d'intérêt des crédits immobiliers qui, on ne le répétera jamais assez, ont atteint des planchers inédits. Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, en novembre, la moyenne brute toutes durées confondues les taux d'intérêt est tombée à 1,12 %. Là encore, c'est du jamais vu. Pour rappel, cette même moyenne montait à 1,43% il ya un an, à 2,2% en décembre 2015 et à... 5,07% fin 2008 !

Des prix qui montent toujours. Ce dynamisme s’accompagne d’une inflation immobilière marquée. Au troisième trimestre, les prix des appartements anciens en France métropolitaine progressent de 0,9 % par rapport au deuxième trimestre 2019 après une hausse de 1,2 % au deuxième trimestre et de 1,2 % au premier trimestre. Sur un an, les prix des appartements anciens augmentent de 4 %. C'est en en Île-de-France qu'ils progressent le plus (+ 4,7 %). D'après les premiers avant-contrats, le quatrième trimestre 2019 laisse présager une hausse similaire entre la Province (5,6 %) et l'Île-de-France (5,4 %). Là encore, c'est une grande nouveauté.

Un pouvoir d’achat immobilier globalement stable... Pour 800 € /mois pendant 20 ans et sans apport, la surface finançable d’un appartement ancien sur l’ensemble de la France n’a pas évolué sur un an. Elle s'établit à 56 m2. Pour les maisons anciennes, la surface finançable pour une mensualité de 1.300 € /mois pendant 20 ans et sans apport atteint 154 m², également stable sur un an…

© Conseil supérieur du Notariat

 … mais qui varie de un à dix. Les prix au mère carré médians varient de 930 à 9.890 €. Soit une échelle de un à dix ! Saint-Étienne (930 €/m2) et Le Havre (1.700 €/m2) sont les deux grandes villes de France les moins chères. Elles sont suivies de Dijon, Reims et Orléans avec un mètre carré à 2.000 € . Les quatre villes les plus chères sont Bordeaux (4.320 €/m2), Lyon (4.320 €/m2), Nice (3.820€/m2) et Paris, loin devant, avec un mètre carré stratosphérique, qui désormais franchi la barre des 10.000 €.

Prix : prévisions pour 2020. Pour les notaires de France, la hausse des prix de l'immobilier n'est pas finie. Pour les appartements anciens, ils tablent sur une progression de 5% en rythme annuel en janvier 2020 (moyenne nationale). Les maisons anciennes augmenteraient de 3% par an toujours en janvier prochain (moyenne nationale). Un mouvement qui concerneraient avant tout les régions (+ 3,8%), tandis que l'Ile-de-France verrait les prix de l'individuel ancien décroître de 1,2%.

© Conseil supérieur du Notariat

 Immobilier : cinq chiffres choc

  • +10,4 % d’augmentation du volume de ventes de logements anciens en France sur un an
  • + 4 % : évolution sur un an de l’indice de prix des appartements anciens en France métropolitaine
  • + 2,5 % : évolution sur un an de l’indice des prix des maisons anciennes en France métropolitaine
  • 56 m2 : surface finançable d’un appartement ancien sur l’ensemble de la France pour une mensualité de 800 € /mois pendant 20 ans et sans apport)
  • 154 m2 : surface finançable d’une maison ancienne sur l’ensemble de la France pour une mensualité de 1.300 € /mois pendant 20 ans et sans apport)

Immobilier : le marché du neuf garde la forme 
Promoteurs : bonnes ventes et tensions sur l’offre. Sur l’ensemble de 2019, les promoteurs devraient vendre dans les 125.000 maisons et appartements, le quatrième meilleur score depuis 1995. Problème : ils n‘arrivent pas à fournir. Seuls 81.469 logements ont été mis en vente sur les neufs premiers mois de 2019, une chute de 20 % selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Elus qui freinent sur les permis de construire, difficultés à trouver des entreprises ou encore recours contre les autorisations d’urbanisme ralentissent la production. Du coup, l’offre tombe à 100.135 logements, en recul de 14 % sur un an. Ce qui représente dix mois de fonctionnement du marché alors qu’un délai de douze mois traduit un équilibre entre l’offre et la demande. Avec ces tensions, les prix montent de 4,7 % sur un an, pour s’établir à 4.422 €/m² moyen hors parking en TVA à 20 %.  
Constructeurs de maisons : rebond des transactions. Ces professionnels devraient enregistrer dans les 125.000 ventes en 2019, contre 119.500 en 2018. Une hausse qui tient à la baisse des taux, à la cote dont bénéficie ce type d’habitat ou encore aux effets d’anticipation liés à la disparition programmée du PTZ dans les villes moyennes et les secteurs ruraux (zones B2 et C de cette aide à l’accession à la propriété). Nombre d’acquéreurs ont lancé leur projet cette année sur ces adresses, sachant qu’elles ne seraient plus éligibles au PTZ dès 2020. Une donne qui a toutes les chances de changer, l’Assemblée comme le Sénat ayant décidé de prolonger le PTZ neuf dans les zones B2 et C en 2020. Le prix moyen d’une maison neuve avec son terrain est de 248.400 € fin 2018, en hausse de 3,8 % par rapport à 2017 (enquête du ministère de la Transition écologique, dernières données disponibles).