Immobilier : des prévisions optimistes pour 2018

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02 Mai 2018 - D'après les professionnels de l'immobilier interrogés par Crédit Foncier/CSA pour son onzième baromètre, 2018 devrait être encore un bon millésime pour le marché immobilier. Analyse et précisions.

Selon la onzième édition du baromètre Crédit Foncier/CSA sur le moral des professionnels de l’immobilier, près des trois quarts d'entre eux  (77%) ne sont pas inquiets pour le marché immobilier résidentiel pour les 12 mois à venir. Et c'est en Île-de France qu'ils sont les plus optimistes (89%). Pour eux les fondamentaux restent solides et sains.

Le moral des professionnels de l'immobilier© Crédit Foncier/CSA

Consolidation du marché. Ils sont encore nombreux à considérer que le marché immobilier s’est stabilisé (42%) ou amélioré (32%) de janvier à avril. Ils sont néanmoins un quart (26%) à estimer estimant que l'activité s’est détériorée. Ils n'étaient que 11% en avril 2017 (+15 points en un an).

Prix et volume de transactions stabilisés. Dans le neuf, ils sont 45% à anticiper un niveau de transactions identique à celui de 2017. Mieux un tiers d'entre eux (32%) pensent qu’il pourrait même progresser. Les prix quant à eux devraient rester stables (56% des répondants) ou augmenter (37%). Dans l’ancien, même son de cloche : stabilité des transactions (53%) et des prix (52%) sont au programme. L'exubérance des années passées semble révolue.

De bons fondamentaux. Les raisons de cet optimisme ? Il se résume à trois facteurs essentiels :  le niveau bas des taux d’intérêt (94%), le dynamisme du marché 79% et le contexte économique (74%). Trois critères essentiels pour les acquéreurs.

Des mesures gouvernementales globalement approuvées. La loi Elan est plébiscitée par les professionnels de l'immobilier. Un certain nombre de mesures réclamées depuis de nombreuses années ont été satisfaites. La simplification des normes et procédures d’urbanisme est soutenue par 70% des personnes interrogées, la revitalisation des centres-villes (41%), la lutte contre les recours abusifs (39%), la rénovation énergétique et la transformation des bureaux en logements (27%).

Un bémol : la suppression de l'APL accession est jugée très négativement. Ils sont trois sur quatre (74%) à demander son rétablissement. Une mesure qui manifestement pénalise le pouvoir d'achat des primo-accédants. Au premier trimestre 2018, le secteur a reculé de 20% par rapport à la même période 2017 selon le Crédit Foncier.

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