Immobilier : des DPE enfin fiables pour le moment

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03 Décembre 2021 - La nouvelle méthode de calcul du DPE, effective depuis le 1er novembre 2021, semble avoir porté ses fruits ! Aucune anomalie n’a été détectée concernant les 160 000 DPE réalisés depuis cette date. Les DPE des logements construits avant 1975 et classés D, E, F et G et réalisés entre le 1er juillet et le 1er novembre seront réédités gratuitement.

 

Le DPE est de nouveau opérationnel ! Depuis le 1er novembre 2021, le diagnostic de performance énergétique, obligatoire pour la vente et la location d’un logement, est en effet édité selon une nouvelle méthode de calcul intégrant de nombreuses corrections réclamées par les acteurs du logement. Aucune anomalie n’a été identifiée par les diagnostiqueurs concernant les 160 000 DPE édités depuis cette date.

Une consommation surestimée. Les fédérations professionnelles de diagnostiqueurs comme la FIDI et l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) avaient alerté dès juillet le ministère sur les anomalies révélées par les DPE concernant des logements construits avant 1975. De nombreux biens se voyaient classés F ou G, un chiffre bien supérieur aux estimations du ministère de la Transition écologique. Les consommations énergétiques étaient souvent surestimées. Un constat qui avait poussé le 24 septembre le ministère à suspendre l’édition des DPE de ces logements. Si la nouvelle méthode de calcul n’est pas contestée, les professionnels notent cependant que les logements énergivores restent pénalisés. « Ces logements qui étaient classés G ont gagné au mieux une étiquette avec cette méthode de calcul corrigée », note la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers (CDI). « Les propriétaires qui souhaitent louer ou vendre ces biens se trouvent dans une situation difficile. »

Réédition gratuite des DPE. Les DPE concernant les biens construits avant 1975 qui ont été réalisés entre le 1er juillet et le 1er novembre et classés F ou G seront réédités gratuitement par les diagnostiqueurs d’ici au 28 février 2022, soit 94 000 logements concernés. Les propriétaires et les copropriétaires seront contactés par les professionnels. Les logements construits avant 1975 et classés D ou E par le DPE - 129 000 biens concernés - bénéficieront également d’une réédition gratuite de ce diagnostic. Mais les propriétaires devront en faire la demande par écrit au diagnostiqueur. Si la fiabilité du DPE n’est plus contestée pour le moment, le ministère de la Transition écologique n’entend pas relâcher sa surveillance pour autant. L’analyse des DPE édités selon la nouvelle méthode, en vigueur depuis le 1er novembre, sera partagée avec les professionnels lors de réunions régulières.

La boussole de la rénovation. Ce suivi est essentiel pour que les éventuelles anomalies soient détectées et résolues le plus rapidement possible afin que le DPE soit comme l’avait promu le ministère de la Transition écologique, le baromètre de la rénovation énergétique des logements. Les obligations de rénovation s’imposeront en effet selon les étiquettes du DPE. Les bailleurs des logements classés G en 2025 ne pourront plus louer leur logement, une obligation qui concernera les biens classés F en 2028 et E en 2034.  

Une demande de formation pour les travaux
Si la nouvelle méthode de calcul des DPE semble plus fiable, les fédérations professionnelles comme la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers (CDI) souhaiteraient que les diagnostiqueurs puissent bénéficier d’une formation poussée concernant les travaux à recommander. « Nous avons un rôle de conseil et d’accompagnement auprès des particuliers qui nous interrogent », explique-t-on à la CDI. « Nos techniciens ont besoin d’une formation pour leur donner une vision assez précise de ce qui est possible de faire dans leur logement. Cette dernière doit proposer des cas concrets. Car il faut un conseil approprié, car les problématiques diffèrent d’un logement à l’autre. Dans une maison, il est possible de réaliser une isolation thermique par l’extérieur (ITE) pour réduire la consommation d’énergie. Dans le cas d’un immeuble, l’installation d’une pompe à chaleur est préconisée pour améliorer la performance du bâtiment. Si ce mode de chauffage peut en théorie réduire la consommation, son installation n’est pas pour autant réalisable en raison notamment des nuisances sonores. »

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