Immobilier : comment les mères célibataires peuvent emprunter

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09 Mars 2021 - Les mères célibataires peuvent, elles aussi, emprunter pour acheter un logement. La pension alimentaire pourra être intégrée dans leurs revenus sous certaines conditions. Le nombre d’enfants à charge sera scruté à la loupe par les banquiers pour l’octroi du crédit immobilier.

 

L’achat immobilier n’est pas réservé aux seules familles et couples ! Les mères célibataires peuvent, elles aussi, emprunter pour financer leur projet immobilier. Outre les documents habituels comme les avis d’imposition, les bulletins de salaire, les relevés de compte, la carte d’identité, les établissements bancaires demanderont les pièces définissant les conditions de la séparation comme le jugement en cas de divorce. Mieux vaut donc attendre que le divorce soit signifié par le juge pour s’engager dans la recherche d’un financement immobilier.

Une pension alimentaire au crible. Outre les ressources comme le salaire de la mère célibataire, le banquier prendra en compte la pension alimentaire qui sera versée pour la garde des enfants à la seule condition qu’elle soit maintenue sur une longue période contribuant au remboursement partiel de la mensualité de crédit. Selon le ministère de la Justice, cette dernière atteignait 170 € en moyenne par enfant et par mois en 2012, un montant variant selon les revenus du parent débiteur et le mode de garde. « Si la séparation a lieu alors que les enfants sont jeunes (moins de 10 ans), la pension peut être déterminante dans le calcul du taux d’endettement », conseille Pierre Chapon, président du courtier en crédits Pretto. « A l’inverse, si la pension doit prendre fin à la majorité des enfants et que ces derniers ont plus de 13 ans, la banque ne la comptera pas dans son calcul. »

Un reste à vivre suffisant. Si un taux d’endettement maximal représentant 35 % et non plus 33 % des revenus doit être respecté, les banques se montrent par ailleurs des plus exigeantes sur le reste à vivre qui représente la somme restant une fois la mensualité de crédit payée. Ce montant doit être suffisamment important pour permettre à l’emprunteur d’assumer ses autres dépenses. Il oscille entre 700 et 1 000 € par adulte auquel il convient d’ajouter 300 à 500 € par enfant à charge.

Les banques seules arbitres. Cette notion de reste à vivre ne faisant l’objet d’aucune définition précise contrairement au taux d’endettement maximal, les banques définissent en toute liberté son montant. « Chaque banque fait ses propres calculs en fonction des revenus, mais également de la situation financière (s’il existe d’autres prêts en cours), de l’emplacement géographique et du nombre d’enfants à charge », indique-t-on chez le courtier Vousfinancer. Côté emplacement, par exemple, le coût de la vie dans certaines villes est plus élevé que dans d’autres... De même, certains établissements financiers placent les impôts dans le reste à vivre d’autres pas. Bref, une visite à la banque ou chez un courtier est indispensable pour bien mesurer le reste à vivre !    

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