Des Français bien dans leur immeuble

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16 Mai 2019 - Huit Français sur dix apprécient leur vie en immeuble, notamment pour le calme et le voisinage. Pour les autres, les nuisances sonores et le froid sont en revanche pointées du doigt.

 

Le logement collectif a la cote auprès des Français ! Selon l’Observatoire du bien-être dans les immeubles*, réalisé par Ipsos Observer pour le compte de l’association Plurience regroupant 40 % des administrateurs de biens, 84 % des particuliers se sentent bien dans leur immeuble. Un chiffre qui se maintient depuis 2005.

Les motifs de satisfaction ? Le calme et la tranquillité pour 36 % des personnes interrogées. Les bonnes relations avec le voisinage arrivent quant à elles en seconde position avec 23 % des citations. Un chiffre qui bondit à 33 % pour les personnes âgées de 65 ans et plus. Un écart somme toute logique pour ces occupants qui attachent une plus grande importance à la convivialité que les autres résidents des immeubles.

Les critiques ? Sans surprise, le bruit est le premier grief avancé par les personnes se plaignant de leur qualité de vie. Ces nuisances sont en effet citées par 40 % des personnes interrogées, les mauvaises relations et le froid arrivant loin derrière avec respectivement 23 et 20 % des réponses. Une critique récurrente consécutive à la mauvaise isolation phonique des bâtiments collectifs que ce soit l’absence de double-vitrage dans les appartements ou l’isolation phonique déficiente du plancher et des murs séparant les logements.

La rénovation énergétique attendra. Si l’isolation constitue l’un des axes d’amélioration cité par 39 % des répondants, peu de personnes affichent en revanche une volonté de s’engager dans une rénovation énergétique. Seuls 22 % estiment que c’est une priorité indispensable et urgente. « La rénovation énergétique n’est clairement pas une priorité », constate l’un des membres de Plurience. « Les copropriétaires préfèrent effectuer des travaux qui se voient comme la rénovation de leur hall d’immeuble. »
L’étude a été réalisée entre le 12 février et le 20 février auprès de 714 individus âgés de 20 à 75 ans interrogés par Ipsos Observer.  

Le chiffre
2 %. La maison ne fait pas ou plus recette ? Contrairement aux idées reçues, seuls 2 % des personnes interrogées rêvent de vivre en maison individuelle ! « Les gens choisissent de vivre en copropriété pour notamment des raisons de sécurité », analyse l’un des membres de l’association Plurience qui fédère 40 % des administrateurs de biens. « C’est aussi un moyen de mutualiser les frais. » Un choix qui s’avère aussi souvent contraint par le marché immobilier local. Dans les secteurs tendus, les maisons à acheter sont tout simplement inabordables à moins de s’éloigner des centres urbains pour bénéficier de prix plus accessibles. Une option de moins en moins retenue par les particuliers qui se montrent soucieux de leur temps de transport. Sans oublier la facture d’essence pour la voiture qui ne cesse d’augmenter.