Crédit : pensez au transfert de prêt

Manuel Apruzzese
Mis à jour par
le 21 juillet 2016
Journaliste chez PAP.fr

Le transfert de prêt est un bon moyen de conserver les taux records de juin 2016, même en cas de revente dans quelques années. Comment ça marche ?

© Unclesam - Fotolia.com

Les taux historiquement bas que nous connaissons aujourd'hui ne vont pas durer éternellement. Ils vont remonter un jour ou l'autre. La première acquisition étant conservée en moyenne sept ans, comment conserver le taux du moment dans sept ans ? En optant pour la  « transférabilité » du prêt. « Cette solution est avantageuse car, outre la possibilité de conserver un taux très bas sur une partie du crédit, l’emprunteur peut continuer à bénéficier de l’assurance souscrite lorsqu’il était plus jeune et transférer la garantie si c’est une caution. En outre, il n’a pas à verser d’indemnités de remboursement anticipé sur le capital restant dû », explique Sandrine Allonier, directrice des relations banques chez Vousfinancer.com.

Comment ça marche ? Commencez par vérifier que la « transférabilité » est bien inscrite dans l’offre de prêt. Si cette option est gratuite, des frais liés à la rédaction d’un avenant pour modifier l’objet du prêt peuvent être demandés. Dans tous les cas, le transfert sera soumis à l'accord préalable de la banque.

Conditions à respecter. Si la banque est d'accord, il faut en outre respecter quelques clauses :

  • la vente doit se faire le même jour que l’acquisition ou dans un délai inférieur à 6 mois (en cas de relais, cela peut aller jusqu’à 1 an),
  • l’achat doit avoir le même usage (vente de la résidence principale et rachat de la résidence principale),
  • la valeur du nouveau bien doit être supérieure au capital restant dû à transférer,
  • il ne doit pas y avoir eu d'incidents de paiement sur le prêt,
  • l’organisme de caution, le cas échéant, doit accepter le transfert.

Quid des taux fixes dans quelques années ? Si les taux fixes sont encore largement majoritaires en France, il existe néanmoins une incertitude sur leur avenir que le transfert de prêt peut dissiper. En effet le Comité de Bâle, qui regroupe les régulateurs mondiaux de la finance, veut faire disparaître les taux fixes au profit des intérêts révisables.

En effet, d'après le Comité de Bâle ces taux fixes très bas représentent un danger pour les banques françaises. L'objectif étant alors de faire peser le risque sur l'emprunteur et non sur la banque. Le transfert de prêt peut alors être une bonne solution pour les secondo-accédants.


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