Crédit : les primo-accédants répondent toujours présents

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16 Juillet 2019 - Un bel été pour les primo-accédants. Les taux qui atteignent des records à la baisse chaque mois les poussent à franchir le pas et à devenir propriétaires de leur logement pour la première fois.

En cette mi-juillet, les taux des crédits immobiliers sont toujours à la baisse ! Conséquence logique, le flot des emprunteurs ne se tarit toujours pas. L'activité des courtiers est en hausse, le volume de dossiers validés également, ainsi que le montant total des crédits. Tous les profils profitent de la situation et plus particulièrement les primo-accédants.

Tous les voyants sont au vert. Avec 0,93 % négociés sur 20 ans par Cafpi, courtier en prêts immobiliers, pour sa clientèle en juillet, contre 0,95 % un mois plus tôt (0,50 % sur 10 ans, 0,72 % sur 15 ans et 1,12 % sur 25 ans), les taux n’ont jamais autant favorisé l’achat d’un bien immobilier. « Les taux affichés pour ce mois de juillet sont à destination des bons profils, mais pour les très bons profils, avec une bonne épargne, des revenus stables… nous pouvons encore négocier et gagner 0,25 %  », indique Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.

Des taux au beau fixe. La politique accommodante de Mario Draghi, président de la BCE, maintiendra les taux directeurs à des niveaux bas au moins jusqu’à la fin du premier semestre 2020. « L’annonce de la nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE a rassuré les marchés financiers, car elle devrait poursuivre la politique actuelle visant à relancer l’économie », souligne Philippe Taboret. Et pour Ulrich Maurel, porte-parole du courtier Empruntis, « tant que la BCE poursuivra sa politique et que les banques se livreront un combat acharné, nous pouvons supposer que les taux des prêts immobiliers puissent continuer d'évoluer dans cette dynamique positive ». Bref pour ces professionnels du crédit, les taux devraient rester très bas pendant encore un certain temps.

Un pouvoir d'achat en hausse. « Les chiffres sont excellents, en effet en six mois, le pouvoir d’achat immobilier a progressé dans les trois quarts des grandes villes de France et n’a baissé que dans trois villes seulement », observe Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com. « Il est très clair que la baisse des taux observée depuis six mois de 0,30 % en moyenne a bel et bien permis dans la très grande majorité des agglomérations d’absorber la hausse des prix. Et encore faut-il qu’il y ait eu hausse des prix, ce qui est loin d’être le cas partout. »

Les primo-accédants à la fête. Ces taux, on ne cesse de le répéter, historiquement bas, soutiennent le pouvoir d’achat des emprunteurs et ce, quel que soit leur profil. Les primo-accédants profitent tout particulièrement des niveaux actuels tout en restant raisonnables sur leur capacité d'emprunt. Alors qu’en mai le montant moyen emprunté était de 218.730 € sur 248 mois avec un effort de 4,55 années de revenus, en juin ce montant est descendu à 213.557 € sur 248 mois pour un effort de 5,39 années. « Dans la plupart des cas, ces derniers réalisent leur projet dans des zones détendues où les prix de l’immobilier restent stables et où il n’est donc pas obligatoire d’augmenter le montant de l’emprunt », précise Philippe Taboret.

Bien préparer son dossier
Pour bénéficier d'un taux « canon », il faut d'abord bien préparer son dossier et se présenter sous le meilleur jour. La banque pose une seule condition pour votre dossier de prêt : vous devez justifier d’une bonne santé financière. Votre profil emprunteur doit montrer votre sérieux dans vos dépenses, votre côté raisonnable, épargnant, et bien sûr vous devez être en  CDI. A partir des documents que vous allez fournir, la banque va chiffrer le montant du prêt qu’elle sera en mesure de vous accorder. Pour cela, elle va prendre en compte vos revenus et vos charges mensuelles et calculer votre taux d’endettement ainsi que votre reste à vivre. La capacité d’endettement ne doit pas dépasser 33 %. D’autres éléments rentrent en ligne de compte pour définir le montant maximal accordable, notamment l’apport personnel, Généralement, l’apport demandé est égal à 10 % du montant total emprunté. Injecter plus donne des atouts supplémentaires pour négocier à la baisse votre taux d’intérêt.