Crédit immobilier : quels sont les vrais taux en novembre 2015 ?

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05 Novembre 2015 - En hausse au début de l’été, stabilisés à la rentrée et en légère baisse depuis quelques jours : les taux des crédits immobiliers n’en finissent pas de surprendre. Le point pour emprunter au mieux de vos intérêts.

5 novembre 2015, 11 h : Crédit Logement, l’organisme qui cautionne les prêts immobiliers, publie son analyse trimestrielle réalisée avec CSA. Une étude riche et documentée qui donne de précieuses informations sur tous les aspects du financement de la pierre et sur les pratiques des banques. L’étude devrait confirmer que les taux conservent des niveaux très bas, que les banques soutiennent le marché, que jeunes et familles modestes peuvent bel et bien trouver un prêt… Reste que ces données concernent les crédits déjà signés. Or tous ceux qui nourrissent un projet immobilier veulent aussi connaître le contexte actuel des taux pour concrétiser leur projet dans les meilleures conditions.

Les taux immobiliers repartent à la baisse ! Après le rebond du début de l’été et une rentrée marquée par la stabilité, ils perdent à présent du terrain. Le 15 ans fixe moyen diminue de 0,05 %, passant en une semaine de 2,35 à 2,30 % signale le courtier Empruntis.com dans un communiqué du 3 novembre 2015. Le vingt ans fixe moyen, lui, recule de 0,10 % pour s’établir à 2,50 %. Même le trente ans est désormais moins cher : il vaut 3,55 %, contre 3,65 % il y a une semaine. Les prêts courte durée, quant à eux, restent stables et affichent des niveaux particulièrement intéressants, avec par exemple un dix ans fixe moyen à 2,05 %. Quelles conséquences pour les emprunteurs ? « Avec une mensualité de 1.000 €, grâce aux taux actuels extrêmement bas, on peut aujourd'hui emprunter 198.600 € sur vingt ans, contre 166.000 € en septembre 2011 », calcule le courtier Crédixia.

Des crédits immobiliers à moins de 2 % !

Quels sont les écarts de taux ? Au-delà des moyennes, ce qui est intéressant, c’est de regarder les plafonds et les planchers. Sur vingt ans, par exemple, les meilleurs dossiers peuvent encore décrocher des taux fixes à moins de 2 %. Alors que d’autres, dont les dossiers sont moins solides, doivent se contenter de 3, voire 3,50 %. « Les emprunteurs doivent rester conscients que les taux moyens cachent des pratiques hétérogènes », avertit Cécile Roquelaure, directrice de la communication d’Empruntis.com. « Chaque banque ayant sa propre stratégie commerciale, un emprunteur faisant jouer la concurrence pourra obtenir des conditions bien différentes. Il est donc important de comparer. »

Où sont les crédits les moins chers ? Selon le courtier Cafpi (communiqué du 3 novembre 2015), l’Aquitaine, la Bretagne, le Limousin et Poitou-Charentes affichent les taux les plus bas, avec un vingt ans fixe qui démarre à 1,93 %. La Corse et La Réunion sont les plus chères, le vingt ans fixe y débutant à 2,30 %. Sur ce même indicateur, PACA tourne à 2,05 %, l’Ile-de-France à 2,13 %. Pourquoi ces différences ? « La présence des banques mutualistes est plus forte dans certaines régions », répond Maël Bernier, directrice de la communication du courtier Meilleurtaux.com. « Leur politique de crédit est très dynamique. Les autres établissements s’alignent sur leurs conditions pour ne pas perdre de clients. Ce qui fait baisser les taux d’intérêt dans les régions concernées. Ces dernières sont donc moins chères que les autres. »

Les taux d’intérêt devraient rester bas en 2016

Pourquoi les taux baissent-ils ? C’est la conjonction de plusieurs facteurs selon Sandrine Allonier, responsable des relations banques chez le courtier Vousfinancer.com. « Les indices financiers (taux des obligations d’Etat notamment) reculent, la Banque centrale européenne poursuit sa politique de taux bas et de liquidités abondantes, il n’y a pas d’inflation », explique-t-elle. « Les établissements prêteurs, qui ont des objectifs commerciaux ambitieux, sont disposés à baisser leurs tarifs pour séduire de nouveaux clients. » Bonne nouvelle : cette tendance devrait durer au moins jusqu’au premier voire au deuxième trimestre 2016.

Faut-il attendre des hausses ? Les futures évolutions de taux ne devraient pas dépasser les 0,10 % (comme aujourd’hui). « Elles resteront fortement contraintes par la très vive concurrence interbancaire », estime Pascal Beuvelet, président du courtier In&Fi Crédits. Lequel d’adopter un ton rassurant : « quoi qu’il arrive, les emprunteurs n’ont aucune crainte à avoir car une hausse de 0,10 % n’affecte pas significativement la capacité d’emprunt ni le montant du capital emprunté ». D’après ses calculs, une augmentation de 0,10 % sur un prêt de 150.000 € à 15 ans se traduit par une hausse de 6,90 € par mensualité et un coût global alourdi de seulement 1.242 € sur toute la durée de remboursement.

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