Comment transformer une passoire thermique en logement économe

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31 Octobre 2019 - Les logements labellisés BBC Effinergie rénovation sont très économes en énergie respectant déjà le seuil de 80 kWhep/m².an, obligatoire d’ici 2050. L’Observatoire BBC passe au crible ces logements exemplaires.

A quoi pourraient ressembler nos logements actuels d’ici 2050 ? L’Observatoire BBC Effinergie rénovation nous en donne un aperçu avec sa nouvelle étude consacrée à la rénovation des bâtiments. 719 maisons (dont 77 % d’habitations groupées et 23 % en diffus) et 589 appartements ont été rénovés selon les labels BBC-Effinergie rénovation et Effinergie rénovation qui atteignent le niveau Bâtiment basse consommation (BBC), soit une consommation énergétique de 80 kWhep/m².an. Cette dernière doit être la norme de l’habitat ancien rénové d’ici 2050, l’horizon fixé par le gouvernent lors de la présentation de son plan de rénovation énergétique du bâtiment.

Une consommation énergie divisée par cinq. Ces maisons affichent une consommation énergétique moyenne de 77 kWhep/m².an à l’issue de la rénovation. Soit une consommation divisée par cinq ! Le secret ? Un bouquet de travaux concernant aussi bien l’enveloppe, ses équipements de chauffage ou la ventilation.  

L’isolation extérieure des murs. Pour réduire les pertes de chaleur des maisons, c’est l’isolation par l’intérieur (ITI) qui s’impose dans 50 % des rénovations. L’isolation par l’extérieur (ITE) ne représentant quant à elle que 36 % des chantiers. Si l’ITI est moins efficace que l’ITE dans le cas d’habitations dotées d’un étage, elle est aussi moins coûteuse. Seul bémol : l’ajout d’un isolant dans les pièces réduit quelque peu la surface habitable et se traduit par une gêne importante lors des travaux. Mais quelle que soit la technique utilisée, les pertes de chaleur ont été tout de même divisées par trois !  

Une ventilation indispensable à l’isolation. Mieux isolés, les logements rénovés doivent être impérativement ventilés pour assurer le bon renouvellement de l’air ambiant ! Car ces habitations, à l’abri du froid, ont tendance à se transformer en bouteille thermos empêchant ainsi l’humidité de s’évacuer et limitant l’entrée d’air frais. Ces maisons étant avant les travaux soit dépourvues d’une ventilation, soit dotées d’une installation obsolète, un nouvel équipement a été posé. Une ventilation mécanique simple-flux hygroréglable de type B a été choisie dans 62 % des cas. Ce produit module le débit de l’extraction d’air selon sa teneur en humidité. Plus cette dernière est élevée, plus le débit est rapide. La ventilation double-flux a été préférée dans 27 % des rénovations. Récupérant la chaleur de l’air vicié, cet appareil chauffe l’air entrant qui sera diffusé dans les pièces de la maison. Un équipement qui nécessite une excellente isolation pour assurer son bon fonctionnement.

Un chauffage plus performant. Lors de cette rénovation, les particuliers ont installé un nouveau chauffage. Et c’est la chaudière gaz qui est la solution la plus souvent retenue (53 %). Un équipement qui, pour certains, a remplacé leur chauffage électrique. Le chauffage bois arrive quant à lui en seconde position (23 %), une solution choisie par quelques particuliers qui avaient auparavant une chaudière fioul.

Combien ça coûte ? La facture des travaux atteint en moyenne 48.736 € HT sur les vingt maisons issues de l’Observatoire BBC. L’isolation des bâtiments représente pas moins de 73 % du montant total de la rénovation. Sans surprise, c’est le lot menuiseries qui coûte le plus cher soit 622 €/m² en moyenne, suivie de l’isolation thermique par l’extérieur (152 €/ m²). Les équipements constituent le second poste de dépenses. Et c’est le poêle à bois qui monte sur la plus haute marche du podium avec une dépense moyenne de 6.443 € contre 5.925 € pour la chaudière gaz. Le ballon d’eau chaude solaire arrivant en troisième position avec 5.054 €