Cohabitation jeunes, séniors : le contrat de location peine à séduire

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11 Avril 2019 - Le contrat de cohabitation intergénérationnelle a du mal à convaincre les séniors de passer à l’acte. Ce nouveau dispositif leur permet de louer une partie de leur logement à un jeune de moins de 30 ans évitant ainsi l’isolement.

 

Permettre aux séniors de partager leur logement avec un jeune ? Si l’idée peut paraître séduisante sur le papier, il faudra faire preuve de pédagogie pour que cette nouvelle pratique se développe dans l’Hexagone comme le révèle l’étude réalisée par lfop pour le compte de Nestenn. L’institut de sondage a récemment interrogé 1 002 personnes sur le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire instauré par la loi Elan. Ce dernier permet aux personnes de plus de 60 ans de louer ou sous-louer aux moins de 30 ans une partie du logement dont elles sont soit locataires, soit propriétaires en échange d’une contrepartie financière modeste.

Un passage à l’acte difficile. Si les séniors se montrent séduits par ce dispositif générateur de lien social (82 % des plus de 60 ans), ils sont en revanche plus réticents à l’utiliser. En effet, seuls 23 % se déclarent intéressés. Les moins de 30 ans sont par contre plus enthousiastes, 46 % montrant de l’intérêt pour cette mesure novatrice.

Comment expliquer cet écart ? Les jeunes se montrent plus motivés que les séniors car ils peuvent bénéficier d’un logement pour une contribution financière modeste, trouver un toit étant en effet particulièrement difficile pour cette catégorie d’actifs. L’incitation financière est en effet citée comme le premier critère par 40 % des moins de 30 ans. Pour les plus de 60 ans, c’est le fait de ne pas vivre seul qui constitue en revanche le principal bénéfice pour 31 % d’entre eux.

Des difficultés à cohabiter. La crainte de ne pas s’entendre avec leur futur colocataire représente également le premier frein selon les séniors (42 %). Une analyse partagée par ces jeunes locataires qui pour 34 % d’entre eux doutent de pouvoir s’adapter aux différents modes de vie. La cohabitation, si elle doit s’instaurer, devra donc passer par des concessions des deux côtés, sous peine de se solder par une séparation !