A quoi ressemblera le logement du futur ?

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07 Octobre 2016 - A l’occasion de la fête de l’énergie l’Ademe s’interroge sur les évolutions à venir de notre habitat. Ecologiques, connectés, évolutifs… découvrez comment seront nos logements en 2050.

 

© Trecobat

Dans 35 ans, dans quel type de logement vivrons-nous ? C’est la question que s’est posée l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) à l’occasion de la 7e fête de l’énergie qui se tient jusqu’au 9 octobre dans toute la France.

Des logements partagés. Nous sommes de plus en plus nombreux. L’essentiel des populations vit désormais dans les villes. Le problème du manque d’espace et la flambée des prix de l’immobilier poussent naturellement les individus à s’adapter. Le logement collectif partagé devrait s’imposer comme une vraie tendance. La colocation et la cohabitation intergénérationnelle prendront de l’ampleur dans les années à venir. Le logement coopératif qui se développe en ce moment à la marge représente également une alternative possible. Toutefois ce type d’habitat géré de manière commune entre voisins ayant les mêmes objectifs de vie peut s’avérer un peu délicat en termes d’organisation administrative (conflits, entretien, départs de certains habitants...).

Et les foyers logements ? Actuellement, on trouve de nombreuses résidences étudiantes ou des foyers de jeunes travailleurs. Dans quelques années, on pense qu’une nouvelle population faite de jeunes couples aux revenus modestes ou de familles monoparentales pourraient investir ces lieux.

Des équipements mutualisés. En plus des logements partagés, on pense que, toujours pour des raisons de budget, les individus seront amenés à partager aussi des espaces et des équipements. Les immeubles proposeront certainement de plus en plus d’espaces communs (jardin, buanderie, cuisine). Certains équipements électroménagers seront sans doute mutualisés pour en diminuer le coût. Cela facilitera d’autant la mobilité des personnes.

Petits et évolutifs. La composition de la famille a beaucoup évolué ces dernières années. Les appartements trop grands ou mal adaptés aux besoins des occupants vont disparaître au profit de logements plus petits (deux ou trois pièces) destinés aux personnes seules ou aux petites familles. Les logements modulables et évolutifs devraient aussi se généraliser. Cloisons amovibles, réaménagement intérieur facile, modules à rajouter dans une maison… nos logements seront capables d’évoluer en même temps que nous.

Un habitat connecté. Avec l’émergence des smartphones, la domotique a connu un nouvel élan ces dernières années. Une tendance qui devrait s’amplifier en 2050. Tout le monde pourra piloter ses équipements à distance (volets, éclairage, chauffage) et régler facilement ses consommations de chauffage. Mais le véritable enjeu de l’habitat connecté est surtout lié au maintien à domicile des personnes âgées, puisqu’elles seront reliées facilement à leurs proches et/ou à des services d’assistance.

Des constructions plus vertes. De nouvelles méthodes de construction plus respectueuses de l’environnement se sont développées dernièrement. Face aux enjeux de réchauffement climatique, elles vont se généraliser dans les années à venir. Architecture bioclimatique, matériaux d’origine naturelle (bois, paille, laine…), recyclés ou technologiques (vitrage capable de réguler le rayonnement solaire selon les saisons), chantiers propres utilisant moins d’eau et produisant moins de déchets… tous ces systèmes feront partie de notre quotidien.

Un habitat durable et économe. De nouvelles normes en matière de construction vont être adaptées prochainement. Après la RT 2012 qui a fait du bâtiment basse consommation la nouvelle référence (les constructions neuves consomment en moyenne 50 kWh par an et par m²), la RT 2020 va imposer le bâtiment à énergie positive. Autrement dit, nos logements seront capables de produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment et de réduire leur impact sur l’environnement. Au programme : production locale d’énergie renouvelable (photovoltaïque, pompe à chaleur, poêle à bois…), compteurs communicants, récupération d’eau de pluie, toitures végétalisées…

S’adapter au changement climatique. En 2050, les villes devront résister plus facilement aux aléas climatiques (tempêtes, canicules, inondations…). Pour se protéger des vagues de chaleur, la végétation devrait faire son retour en ville. Du côté des logements, on misera sur les protections solaires, une meilleure isolation et des techniques de rafraîchissement pas trop gourmandes en énergie. Pour lutter contre les glissements de terrain, on devrait miser sur des fondations plus profondes et des structures plus rigides.

Des équipements performants. Pour nous aider à diminuer nos consommations énergétiques, les professionnels de l’équipement proposent des produits toujours plus innovants. En 2050, nul doute que nos appareils électroménagers seront très économes en électricité mais aussi en eau et dureront plus longtemps. Ils seront connectés et pilotables à distance et ne cesseront de nous faciliter la vie (nettoyage automatique, lavage sans eau, batteries longue durée…).

Pour en savoir plus : www.ademe.fr

Pour connaître le programme de la fête de l’énergie : www.renovation-info-service.gouv.fr/fete-de-lenergie

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