Comment faire jouer la concurrence entre les banques

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Les emprunteurs d'aujourd'hui se comportent en consommateurs avertis : ils considèrent le crédit immobilier comme un produit comme les autres, qui doit présenter le meilleur rapport qualité/prix. Ils font ainsi jouer la concurrence. Et pour cause : toutes les banques ne proposent pas les mêmes taux, ni les mêmes conditions (assurances, garanties). Commencez votre parcours par votre propre établissement financier. A priori, c'est lui qui vous connaît le mieux. Ensuite, un petit tour chez les concurrents s'impose.

A qui emprunter ?

Plusieurs types d'établissements se partagent le marché. Les banques généralistes - les banques de dépôt classiques - peuvent vous accorder de bonnes conditions en fonction de leur politique commerciale du moment. Vous êtes obligé d'y ouvrir un compte pour pouvoir emprunter. Les banques spécialisées ont pour métier d'accorder des prêts immobiliers. Leur approche est très fine et elles proposent des financements adaptés à chaque situation. Vous pouvez également faire appel à un courtier qui fera jouer la concurrence entre les banques à votre place.

Le taux effectif global (TEG)

Pour bien comparer, ne vous basez pas sur le taux brut, mais sur le Taux effectif global annuel (TEG), qui comprend le taux d'intérêt et les frais annexes. En matière de crédit, en effet, plusieurs types de dépenses annexes vous sont facturés : les assurances, les frais de dossier et les pénalités de remboursement anticipé.

Décryptez l'offre de prêt

Une fois les négociations faites, vous recevez les offres de prêt par lettre recommandée avec accusé de réception. Vous allez pouvoir comparer les différentes propositions. L'offre de prêt doit comporter un certain nombre de mentions :

  • l'identité des parties et le cas échéant celle des cautions ;
  • la nature du prêt, son objet et ses modalités ;
  • le montant du prêt, son coût total, son taux effectif global (TEG), ainsi que ses modalités d'indexation ;
  • les assurances (décés-invalidité et perte d'emploi) ;
  • les garanties souscrites en cas de défaillance de l'emprunteur (hypothèque, caution) ;
  • les conditions en cas de transfert du prêt ;
  • la durée de validité de l'offre de prêt et les modalités de son acceptation ;
  • un tableau d'amortissement avec le montant du capital amorti, celui des intérêts à payer ainsi que le montant du capital restant dû ;
  • le montant des frais qui peuvent être retenus en cas d'annulation du prêt.

La banque est tenue de maintenir son offre pendant une période minimale de trente jours. A l'expiration de ce délai, elle doit vous faire connaître ses nouvelles conditions en respectant le formalisme décrit plus haut.

Dix jours de réflexion

Selon la loi sur la protection des emprunteurs, vous ne pouvez pas accepter l'offre avant un délai de dix jours à compter de sa réception. En clair, la banque ne peut exiger de vous une réponse durant cette période. Mais attention, le jour de la réception de l'offre ne compte pas : elle ne peut donc être acceptée avant le onzième jour. Par exemple, une offre reçue le 10 juillet ne peut pas donner lieu à réponse avant le 21 juillet à 0 heure. Après ce délai vous devez faire connaître votre décision. Si vous acceptez, on peut considérer que le contrat de prêt existe déjà.

Conseils pour bien emprunter

Ces quelques conseils pour vous mettre le pied à l'étrier, faciliter vos démarches et emprunter au mieux de vos intérêts. Pour séduisantes qu'elles soient, en effet, les nouvelles formules de crédit ne vous dispensent pas d'appliquer certaines règles :

  • posez un maximum de questions au banquier et n'hésitez pas à vous faire expliquer plusieurs fois des points que vous ne comprenez pas ;
  • vérifiez bien le coût des prestations proposées.
  • vérifiez le coût des assurances et l'étendue des garanties ;
  • comparez le taux effectif global annuel (taux d'intérêt et frais de dossier)

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