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L'isolation thermique par l'extérieur

Isolation par l'extérieur (PSE), Weber

© Weber

Si vos murs sont froids l'hiver, vous devrez limiter les déperditions.

L'isolation intérieure : solution la moins onéreuse

Si le support est en bon état, il est possible de coller directement sur la paroi un complexe mariant isolant et plaque de plâtre. Mais cette technique comporte plusieurs inconvénients : la perte de surface habitable, le déplacement des prises et autres interrupteurs électriques, la peinture ou la tapisserie qui doit être refaite, sans oublier les nuisances occasionnées par les travaux.

Mieux vaut opter pour l'isolation extérieure qui consiste à créer un manteau autour de la maison ! Très répandue dans les pays d'Europe du Nord, l'isolation thermique par l'extérieur, appelée aussi ITE, réduit considérablement les pertes de chaleur en traitant la plupart des ponts thermiques, ces points de l'enveloppe par lesquels la chaleur s'enfuit.

Les principaux ponts thermiques sont situés à la jonction de la dalle et de la façade. « Certains de nos clients nous contactent car ils souhaitent une ITE », explique Gilles Moyse, responsable d'Ecovalis, une entreprise spécialisée dans l'isolation thermique par l'extérieur. « D'autres veulent un ravalement. Nous leur expliquons qu'une ITE permet de ravaler et d'améliorer l'isolation de sa maison en même temps. »

Cette technique, qui se développe de plus en plus grâce au crédit d'impôt et à l'éco-PTZ, n'est pas adaptée à toutes les habitations, comme le rappelle Damien Novak, chef de marché ITE chez Weber : « Elle ne peut pas être utilisée pour une maison dotée de modénatures ou une d'habitation dont la façade est en pierres ou ornée d'un parement de briques. Le coeur de marché de l'ITE concerne essentiellement les maisons construites entre 1940 et 1975 qui sont de véritables passoires thermiques ».

L'isolation par l''extérieur : la technique

Les entreprises utilisent le plus souvent comme isolant du polystyrène expansé blanc (PSE) Les plaques de polystyrène sont collées à l'aide d'un mortier qui compense les défauts de planéité de la paroi. Des chevilles assurent ensuite la fixation des plaques au support. Cet isolant peut être d'ailleurs remplacé par un PSE graphité pour améliorer l'isolation thermique. Une première couche d'enduit est effectuée avec une armature en fibre de verre. Un enduit de finition sera réalisé pour la décoration.

« Le polystyrène expansé est l'isolant le plus utilisé par les professionnels car c'est le moins cher, observe Damien Nowak. Les nouvelles générations d'isolants qui arrivent sur le marché sont moins épais tout en étant très efficaces d'un point de vue thermique. L'épaisseur passant de 11 cm à 7 cm. » La qualité de l'ITE repose sur le traitement des points singuliers comme les appuis de fenêtres, le débord de la toiture. Certains éléments de la maison comme les arrêtoirs de volets, les luminaires devront être déplacés.

« Ce travail contribue à la pérennité de l'ITE et supprime les ponts thermiques qui peuvent être occasionnés par la fixation d'éléments sur l'isolant », rappelle Damien Nowak. Des fixations isolées seront intégrées à l'isolant pour arrimer une descente d'eaux pluviales ou un gond de volet. Les industriels commercialisent d'ailleurs une large gamme d'accessoires qui seront choisis selon le poids de la pièce qui devra être fixée. Nécessitant un réel savoir-faire, l'ITE est, en revanche, un procédé coûteux. Prévoyez un budget compris entre 15 000 et 25 000 €.

« L'ITE diminue de 30 % la consommation de chauffage, explique Gilles Moyse. Les maisons construites entre 1950 et 1980 qui seront mieux isolées seront valorisées lors de la revente. Les occupants ressentent également un confort intérieur. Car la température est plus constante, les murs ne sont pas froids. »

J. Augereau © pap.fr - 10 nov. 2011
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