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Avis d'expert
Pour Philippe Macquart, délégué général de l'Union des fabricants de menuiseries extérieures, « les prochaines innovations techniques porteront surtout sur la structure des montants ». Quel est l'état du marché ? Aujourd'hui, sur un marché de douze millions de fenêtres, le PVC représente 63,3 % des ventes, le bois 13,5 %, l'aluminium 21 % et les menuiseries mixtes environ 2 %. La rénovation représente près des deux tiers des ventes. Quelles sont les évolutions techniques prévisibles ? On s'oriente clairement vers la généralisation de la basse émissivité. C'est même impératif. Le triple vitrage s'impose dans les secteurs à fortes contraintes. On s'oriente aussi vers des menuiseries de plus en plus performantes. Il va falloir en 2012 que toutes les menuiseries possèdent un uw < 1,4. En rénovation, avec toutes les aides disponibles, on arrive à de très bons niveaux de performances, même dans un bâti ancien. C'est dans les immeubles collectifs que le changement de fenêtre impacte le plus le niveau de performance globale des logements. Quels sont les impacts sur l'environnement des différents matériaux ? Quel que soit le matériau de vos menuiseries, les portes et fenêtres sont des éléments industrialisés. Ainsi, leur fabrication et leur cycle de vie ont un impact sur l'environnement. Il n'existe pas de fenêtres ou portes « bio » ou 100 % écologiques. Question environnement, le PVC est un matériau qui ne consomme « que » 40 % de pétrole, le reste étant du sel de mer, et le monomère obtenu nécessite peu d'énergie durant son élaboration. Surtout, c'est un matériau recyclable. Il y a d'ailleurs une filière de recyclage. Le bilan global est très positif. Pour l'aluminium, le point noir réside dans la fabrication car c'est un matériau qui nécessite énormément d'énergie. En revanche, il est recyclable indéfiniment. Pour le bois, c'est l'inverse ; la fabrication ne demande pas beaucoup d'énergie. Ce qui pose problème, en revanche, c'est le recyclage. Les montants traités ne peuvent pas être transformés en bois de chauffage par exemple. En France, la majorité des fabricants utilise en plus des bois FSC ou PEFC. Comment faire le bon choix ? Pour ne pas se tromper, il faut des fenêtres certifiées. Elles représentent aujourd'hui 56 % de la production française. Elles doivent être NF CSTbat ou NF Fenêtres Bois. Depuis trois mois, nous avons lancé une certification pose.
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M. Apruzzese © pap.fr
- 4 oct. 2009
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