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Maison : agrandissez-vousAjouter un étage à votre maison, faire une extension à votre habitation ? C'est possible si le Plan local d'urbanisme (Plu) de votre commune l'autorise. Un projet qui nécessite néanmoins une solide préparation. Une étude de sol devra être réalisée, un permis de construire déposé. A l'heure où les prix des logements ont fortement augmenté depuis plusieurs années, de plus en plus de Français agrandissent leur maison. « C'est une pratique très courante », observe Gaëlle Lissillour, architecte implantée dans le XIVe arrondissement de Paris. « Il est moins cher de s'agrandir de 20 m² que d'acheter une surface équivalente. Les particuliers exploitent au maximum les possibilités d'extension de leur habitation. » Des règles d'urbanisme à respecterTechnique et complexe, ce projet doit être préparé minutieusement. Le Plan local d'urbanisme (Plu) qui régit la construction et la rénovation de tout bâtiment dans la commune doit être consulté. « Certaines parcelles disposent potentiellement de droits à construire, mais il est parfois difficile de les exploiter compte tenu des servitudes de vue, des distances de recul. Il faut savoir décrypter le Plu. C'est notre quotidien ! » Une étude de sol pour les extensions horizontalesUne étude de sol est systématiquement réalisée lors de ce type de travaux. Un ingénieur effectue des carottages en prélevant de la terre pour évaluer la capacité du sol à supporter le poids de la nouvelle structure. Une étude béton détermine le type et la profondeur des fondations. Si le sol est de qualité, des fondations traditionnelles dite superficielles sont construites. Dans le cas d'un terrain meuble, il faut prévoir d'autres types de fondations (puits, micro-pieux) qui peuvent s'ancrer à de grandes profondeurs. Evaluer les fondations de votre maisonDans le cas d'une surélévation, une reconnaissance de fondations est menée. Il s'agit de creuser le sol pour examiner les fondations de la maison, une étape clé car ces dernières doivent être capables de supporter le poids de la nouvelle construction. « Les vieilles maisons ont peu, voire pas de fondations, rappelle la professionnelle. Dans ce cas, il faut effectuer une reprise sous oeuvre. Il s'agit de reconstituer des fondations. » Une ossature bois pour ajouter un étage à votre logementLes fondations réalisées, il faut construire la structure. Dans le cas d'une extension, les murs sont le plus souvent maçonnés en parpaings ou en briques. « Dans le cas d'une surélévation, nous choisirons une ossature bois plus légère qu'une maçonnerie », précise l'architecte. Cette ossature bois est aussi plus rapide à monter car préfabriquée en usine. Un nouvel aménagement intérieur nécessaireL'aménagement intérieur est ensuite réalisé, des travaux qui peuvent se révéler conséquents. « Les clients en profitent pour réaménager leur espace intérieur, constate l'architecte. L'extension accueille la cuisine, la chambre d'enfant occupe l'ancien emplacement de cette dernière. La maison et son extension doivent être cohérentes. Il faut avant tout que l'espace intérieur soit fonctionnel. » Ces travaux, dont la durée est fonction de l'ampleur du projet (au minimum cinq mois), peuvent occasionner des nuisances. Dans certains cas, l'extension est réalisée avant de relier ce nouvel espace à la maison existante, réduisant ainsi la gêne pour la famille qui continue de l'occuper pendant les travaux. Parfois, ce n'est pas possible ! Si vous procédez à l'agrandissement de votre maison, mieux vaut confier ces travaux à un architecte. Cet homme de l'art étudie la faisabilité technique et financière du projet, prépare la demande de permis de construire, conçoit le dossier de consultation qui sera transmis aux entreprises, sélectionne les sociétés et assure le suivi des travaux. Bref, un interlocuteur qui vous fait gagner un temps précieux et économiser de l'argent ! Les entreprises mises en concurrence proposent en effet les meilleurs prix sans brader ni la qualité des travaux, ni celle des matériaux choisis.
J. Augereau © pap.fr
- 13 juin 2011
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