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Hériter d'un bien classéChâteaux, immeubles, manoirs... Les bâtiments classés monuments historiques font rêver mais ils représentent souvent des héritages difficiles à gérer.
© CHG - Fotolia.com Hériter d'un « monument historique » n'est pas toujours un cadeau. Car même si ces biens permettent de bénéficier d'avantages fiscaux importants, ils impliquent des frais importants et une législation contraignante. Des monuments classés ou inscrits ?On estime que 43.000 bâtiments sont classés ou inscrits au titre des Monuments historiques. Ce qui ne veut pas dire la même chose.
Qui décide du caractère historique ?Un édifice ne devient pas « monument historique » par hasard. Il faut que les propriétaires des lieux remplissent une demande officielle. Elle est d'abord examinée par la direction régionale des affaires culturelles ou par les architectes des bâtiments de France locaux avant d'être adressée à une commission nationale. Celle-ci décidera ou non de la proposer au ministre de la Culture en vue d'un classement. Une fois celui-ci obtenu, les propriétaires devront se soumettre à des règles strictes. Une surveillance rapprochée
© Robert Paul van Beets - Fotolia.com Pas question de laisser le patrimoine historique se dégrader ! L'Etat peut ordonner des travaux ou des réparations dont le montant viendra s'ajouter aux impôts des propriétaires. D'autre part, la notion de « monument historique », sous-entend le respect de l'histoire et d'une certaine tradition architecturale. Ce qui veut dire qu'on ne restaure pas un château comme on veut.
Depuis le décret du 22 juin 2009, le service des Monuments historiques se désengage de la maîtrise d'ouvrage des bâtiments classés. Cela signifie que le recours à un architecte des Bâtiments de France (ABF) pour surveiller les travaux n'est plus obligatoire. Tous les architectes du patrimoine ayant l'homologation de la DRAC peuvent entreprendre des travaux d'entretien et de restauration sur un monument classé. Un avantage fiscal attractifLes travaux peuvent être financés par l'Etat ou une collectivité locale à hauteur de 40 % du montant total des dépenses. La différence reste à la charge du propriétaire. Mais celui-ci bénéficie (sous conditions), de plusieurs avantages fiscaux. Parmi les plus significatifs, signalons :
T. Bibas © pap.fr
- 3 juin 2010
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