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Accepter ou refuser la succession
La succession s'ouvre au décès d'une personne. Après avoir accompli les premières formalités (déclaration de décès, funérailles), les héritiers doivent se rendre chez un notaire, et lui fournir un ensemble d'informations afin qu'il puisse :
Les options des héritiers et des légataires universels ou à titre universelLes héritiers, ainsi que les légataires universels ou à titre universel - c'est-à-dire ceux que le testament désigne pour recevoir une certaine quotité de la succession - sont tenus de payer les éventuelles dettes du défunt. Comme au moment de la succession on ne peut pas toujours mesurer l'étendue de ces dettes, ils peuvent accepter purement et simplement la succession, y renoncer, mais également accepter à concurrence de l'actif net, ce qui permet de protéger leurs biens personnels en cas de dettes importantes laissées par le défunt. De plus, leur choix porte nécessairement sur l'ensemble de leur part d'héritage : ils ne peuvent accepter une partie et refuser l'autre. Les options des légataires particuliersDe plus, contrairement aux héritiers, ils peuvent limiter leur legs à une partie seulement de ce que le testament a prévu (sauf si le défunt a interdit cette possibilité). Quand faut-il se décider ?Chaque héritier dispose au minimum de 4 mois pour se décider, pendant lesquels personne ne peut l'obliger à faire son choix. Après, les cohéritiers, les créanciers, ou de façon générale des personnes impactées par sa décision, peuvent lui demander de prendre parti par acte d'huissier. L'héritier a à partir de là encore 2 mois pour se décider ou pour demander au juge de prolonger le délai. S'il ne se décide pas à l'expiration de ce délai, on considère qu'il a accepté purement et simplement la succession. Si personne ne lui demande de se décider, l'héritier peut disposer au maximum de 10 ans pour choisir s'il accepte ou renonce à la succession. Au-delà, on considère qu'il a renoncé.
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C. Soljénitsyne © pap.fr
- 3 juil. 2011
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