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Améliorer la sécurité de son immeuble

Comment sécuriser sa copropriété ? Cette préoccupation s'invite souvent dans les débats entre copropriétaires confrontés à des dégradations ou des vols commis dans leur immeuble. Des copropriétaires qui, sous l'effet de l'émotion, ont tendance à choisir des solutions radicales comme la fermeture définitive de leur résidence. « Il y a parfois un décalage entre les faits et la perception qu'en ont les copropriétaires », constate Cécile Barnasson, présidente directrice générale de Coprop + qui conseille les copropriétés. « Il est nécessaire de prendre en compte la fréquence des problèmes survenus et les moyens mis en oeuvre pour renforcer la sécurité. »

Un digicode à installer

Pour assurer la sécurité des biens et des personnes, les copropriétaires disposent de différents dispositifs. Un lecteur de badges peut être installé à la porte d'entrée. Celle-ci s'ouvre dès que le badge est passé sur le lecteur. Autre technique : la pose d'un digicode qui déclenche l'ouverture lors de la composition du code. A noter que les deux systèmes peuvent être installés pour sécuriser la résidence. Un sas peut également être aménagé. Accessible depuis la rue par un premier code, cet espace tampon nécessite un deuxième code pour accéder aux appartements. Ce qui limite les tentatives d'intrusion.

La fermeture de la résidence à étudier

Autre solution : clôturer le chemin amenant à l'immeuble et installer un portillon à l'entrée. Mais quel que soit le dispositif de fermeture envisagé, plusieurs conditions doivent être respectées comme le rappelle Cécile Barnasson : « si des personnes exercent une activité professionnelle dans la résidence, il faut respecter leurs droits. Généralement, l'accès est ouvert en journée et verrouillé le soir ». Dans quelques situations, la fermeture d'un accès est même impossible. C'est le cas des servitudes de passage public qui s'appliquent à certaines parcelles. Une copropriété ne peut pas fermer le chemin desservant une école ou un bâtiment public.

La vidéosurveillance : une installation très réglementée

Autres solutions pour renforcer la sécurité : l'installation d'un système de vidéo-surveillance. La pose et l'utilisation de ce dispositif sont très réglementées. Il faut en effet obtenir une autorisation de la préfecture, effectuer une déclaration à la CNIL, informer le public de l'installation de la vidéosurveillance sur le site. Certaines copropriétés font aussi appel à des sociétés de gardiennage qui effectuent des rondes. Sécurisants, ces deux derniers dispositifs sont en revanche très coûteux pour les copropriétaires !

Dernière solution peu onéreuse : autoriser les forces de l'ordre à intervenir dans les parties communes de l'immeuble (parkings, halls) en cas de tentative d'intrusion. Un copropriétaire peut aussi demander dans le cadre de l'opération Tranquillité vacances, une surveillance de son appartement. Pendant les vacances, la police nationale assure une ronde aux jours et horaires différents, vérifiant que la porte n'a pas été fracturée. Une présence qui peut dissuader les cambrioleurs...

L'installation d'un digicode ou d'un système de vidéosurveillance doit être soumise au vote de l'assemblée générale des copropriétaires et obtenir la double majorité qualifiée (plus de 50 % du nombre de copropriétaires inscrits sur la feuille de présence). L'intervention des forces de police doit être adoptée à la majorité absolue (plus de 50 % des tantièmes inscrits).

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