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Acheter en pleine propriété

Ce logement pour vos vacances, vous avez envie de l'acheter rien que pour vous, pour être pleinement propriétaire, faire ce que vous voulez et n'avoir de comptes à rendre à personne. On a d'ailleurs tous en tête la maison de famille, regorgeant d'éclats de rires d'enfants, avec la famille rassemblée tout au long de l'été. Un plaisir chèrement mérité.

Une recherche ciblée

Tout d'abord, il faut procéder à une recherche précise. Mer, montagne ou campagne, neuf ou ancien, maison ou appartement. Tout dépend de vos aspirations, de vos rêves et de votre budget.

Très souvent, en pratique, l'achat d'une résidence secondaire se fait dans une région que vous appréciez parce que vous y êtes allés plusieurs fois ou bien que vous avez de la famille dans la région. A l'occasion d'un séjour sur place, vous regardez les biens à vendre et un jour, vous trouvez le logement qu'il vous faut.

Coup de coeur ou pas, une chose est sûre : l'emplacement est un critère déterminant, pour vous d'abord et en vue d'une éventuelle revente ensuite. Est-ce une région qui se développe ? Quelles sont les activités proposées ? Trouve-t-on des commerces de proximité ? Est-ce facilement accessible, en voiture et/ou en train ? Autant de critères qui vous guideront dans votre choix.

Des formalités classiques

Une fois dénichée la résidence secondaire qu'il vous faut, sachez que l'acquisition proprement dite se déroule de façon tout à fait classique. Dans l'ancien, vous allez signer un compromis de vente, suivi quelques mois plus tard de l'acte de vente définitif. Vous ne disposez donc de votre bien que quelques mois plus tard.

Dans le neuf, vous allez acheter sur plans : vous signez un contrat de réservation puis un contrat de vente en l'état futur d'achèvement(Véfa). Vous achetez alors que l'immeuble n'est pas construit et vous devez attendre plusieurs mois, voire parfois plus d'un an avant que le logement ne vous soit livré. Comme, par hypothèse, vous n'êtes pas sur place, vous avez intérêt à être attentif lors de la signature de l'acte de vente en l'état futur d'achèvement (Véfa). Faites-vous bien expliquer le plan et n'hésitez pas à demander tout renseignement utile.

Un plaisir qui coûte cher

Vous devez mesurer avec précaution le coût de cet investissement. Outre les frais de notaire, 7 % du prix de vente dans l'ancien, 3 % dans le neuf, vous devrez faire face à un certain nombre de dépenses, sachant que vous n'avez droit à aucune aide.

Aides financières exclues

Pour l'achat d'une résidence secondaire, vous ne pouvez pas prétendre aux prêts aidés qui sont réservés au financement de votre résidence principale. Ainsi en est-il du Prêt à taux zéro Plus, du Prêt conventionné (PC) et du Prêt à l'accession sociale (Pas). En revanche, un Prêt épargne-logement peut financer l'achat d'une résidence secondaire, si vous l'utilisez à titre personnel et familial, sans la louer.

Attention : les Plans épargne-logement ouverts depuis le 1er mars 2011 ne permettent plus de financer une résidence secondaire.

Le taux de crédit des Pel varie à l'heure actuelle de 2,25 % à 3,75 % pour les Comptes épargne-logement ; il est de 4,20 % pour les Plans épargne-logement ouverts depuis le 1er août 2003.

Dans ces conditions, vous devez le plus souvent vous tourner vers un prêt bancaire classique. Aujourd'hui, vous bénéficiez de taux de crédit qui restent attractifs, aux alentours de 4 % sur quinze ans.

Si vous achetez sur plans, le paiement se fait au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Sachez qu'il existe des formules de prêt adaptées aux achats sur plans.

Vous ne bénéficiez pas non plus des crédits d'impôts pour dépenses en faveur de la qualité environnementale, là encore réservés à la résidence principale. Si vous effectuez des travaux, ils n'ouvriront donc droit à aucune économie d'impôt.

En revanche, si le logement a plus de deux ans, vous bénéficierez de la TVA à 5,5 % sur le plupart de vos travaux.

Des frais à ne pas négliger

En dehors du prix et des frais de notaire, vous devez également budgéter des frais annexes incontournables. En voici un aperçu :

  • Les impôts locaux : vous devez payer la taxe foncière et la taxe d'habitation. Pour cette dernière et s'agissant d'une résidence secondaire, vous ne bénéficiez pas d'abattement pour charges de famille.
  • L'assurance : vous devez souscrire une multirisque habitation.
  • Les abonnements téléphone, Internet, électricité, eau.
  • Le chauffage. Bien évidemment, le montant de la dépense varie en fonction de la région et du temps d'occupation. Il n'empêche que, le plus souvent, ces résidences secondaires sont équipées de chauffage électrique, peu économe en énergie. L'installation d'un mode de chauffage performant est plus rare que pour une résidence principale, et ce pour deux raisons : d'une part, on estime que cela ne « vaut pas le coût », s'agissant d'une résidence secondaire que l'on n'occupe pas tout le temps ; d'autre part, les propriétaires hésitent à faire installer un chauffage performant car cela n'ouvre droit à aucun avantage fiscal.
  • L'entretien et la rénovation qui peuvent s'avérer un vrai gouffre s'agissant d'une maison, notamment en bord de mer. La construction est en effet soumise aux vents marins et à l'humidité, elle se dégrade donc plus vite et nécessite un entretien constant pour ne pas s'abîmer. C'est la même chose pour les biens exposés aux intempéries de la montagne. Et la facture explose en présence d'une piscine par exemple et d'un grand jardin.
  • Les charges de copropriété : on peut penser qu'avec un appartement, on est plus tranquille : pas de pelouse à tondre, de volets à repeindre, etc. La contrepartie de cette tranquillité est le montant des charges car, en fait, c'est le syndic qui va se charger pour le compte des copropriétaires d'entretenir le bien. Les travaux seront décidés en assemblée générale et vous devrez vous plier aux décisions de la majorité. Si celle-ci décide de refaire la toiture, vous devrez payer. Les soucis sont moindres mais la facture peut s'avérer élevée. Evaluez bien le montant de ces dépenses avant d'acheter.

En conclusion, une résidence secondaire est un plaisir coûteux. Ce coût doit être budgété dès le départ pour ne pas que cet investissement plaisir tourne au cauchemar financier.

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